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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

recevoir une roue dentée B par laquelle il doit recevoir un mouvement derotation extrêmement lent. A ceteffet, cette roue engrène avec une vis sansfin d, dont laxe horizontal porte un pignon e, commandé par un autre pluspetit monté sur larbre moteur f. Celui-ci porte la poulie motrice C, dont lemouvement est pris à volonté par une courroie sur un arbre de couchequelconque de latelier ; on peut au besoin le faire mouvoir à la main, àlaide de la manivelle g, en dégrenant alors la poulie, au moyen dun man-chon et dune fourchette dembrayage h.

Le charbon, préalablement jeté dans une trémie en fonte D, située au-dessus du treuil de devant A', ne trouve dissue que par un orifice très-étroit,ménagé à sa base et existant sur toute la largeur de la grille. On règledailleurs la hauteur de cet orifice, au moyen dun registre vertical soutenupar de petites chaînettes i ( fîg. 6), que lon fait passer sur de petites pouliesà gorge k ( fig. 7 ). Il est évident que de cette manière le charbon, qui a étépréalablement réduit très-menu, ne peut tomber sur les barreaux de lagrille que suivant une lame mince, et suivant la marche rectiligne de celle-ci;il savance avec la grille dans lintérieur du fourneau, pour brûler au fur età mesure, au point quarrivé à lautre extrémité vers le treuil A, il est en-tièrement consumé. Or, dans celte marche, on comprend que la fumée quise dégage dès les premiers instants de la combustion, au commencementmême de la grille, se trouve successivement brûlée, parce quelle rencontrede la flamme qui se trouve de plus en plus intense ; il en résulte que, si lavitesse et les dimensions de la grille sont bien proportionnées à la capacitédu fourneau, on doit arriver par cette disposition à consommer la fumée àpeu près complètement.

La grille est soutenue dans sa longueur par de petits galets l, afin quela couche de houille qui sy trouve étendue soit toujours bien horizontale,et les barreaux sont assez rapprochés pour ne livrer passage quà lair et nelaisser tomber entre eux que les cendres. Ces galets sont rapportés sur depetits goujons fixés aux deux joues latérales en fonte E, qui forment toutle bâtis de lappareil, et qui sont reliées entre elles au moyen dentretoisesen fer forgé F.

Tout le système est aussi porté par quatre roulettes en fonte G, au moyendesquelles on peut le ramener à volonté en dehors du fourneau; ce quil estquelquefois nécessaire de faire, comme, par exemple, lorsquon veut nettoyercomplètement la grille, ou remplacer quelques barreaux. Ces roulettes per-mettent à un seul homme de manœuvrer tout lappareil, en roulant libre-ment sur deux barres horizontales en fer m qui servent de railway.

Une traverse en fonte H est placée vers lextrémité et au-dessus de lagrille, soit pour servir dautel, soit en même temps pour retenir le charbonqui ne serait pas encore entièrement consommé, afin de le forcer à y sé-journer plus longtemps, et par suite à se brûler complélement.

La flamme qui se dégage de ce foyer mobile chauffé le dessous de lachaudière cylindrique I, passe un peu sur le côté lorsquelle arrive à la