PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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la préférence à celles dont la section ressemble aux dentures d’une sciecirculaire.
La construction du cylindre à peignes est toute particulière ; il est com-posé d’un rouleau ou tambour en fonte A , creux comme une large poulie,et monté sur un axe en fer j, parallèle à l’arbre moteur N dont il reçoit lemouvement. Sur la circonférence extérieure de ce cylindre sont pratiquéesdes rainures qui régnent sur toute la longueur, et dans lesquelles sontassujétis les lames ou peignes i qui y sont fixés à vis, comme le montrentles fragments de coupe détaillée fig. 11, et de plan fig. 12. Ces lames sonten acier, dentelées exactement en forme de scie, et en même temps tail-lées en biseau , de manière à présenter du côté des dents une arête vive ettranchante, et laissant un petit espace libre entre cette arête qui saillit très-peu la surface du cylindre et le bord de la cannelure pratiquée sur celle-ci(fig. 11) ; c’est évidemment par le contact de ces espèces de peignes et desarêtes du cylindre cannelé que se détachent, comme nous l’avons dit, lesfétus, les bardanes et autres matières contenues et si fort adhérentes à lalaine. Celle-ci, saisie par ces peignes, s’y cramponne, en se logeant en par-tie dans les petits espaces qu’ils laissent vides au bord des rainures pouren être bientôt détachée par les brosses n, du cylindre R, qui viennent avecune rapidité extrême frotter sur la surface du peigneur. La laine ainsi en-traînée par ces brosses est projetée au dehors de la machine comme chas-sée par un ven'ilateur qui soufflerait vivement sur elle.
Un treillis S est placé au dessous du peigneur, pour livrer passage auxordures et à la poussière, qui n’est pas assez ouvert pour que la laine puisses’échapper. Ce treillis peut être simplement en tôle métallique, ou, si l’onveut, en tôle perc ée. Les joues verticales P se prolongent de chaque côté de cecylindre, afin de fermer l’appareil dans toute sa longueur; elles se continuentmême au delà en P' pour garantir le cylindre à brosse qui est de plus enve-loppé en dessus et en dessous, comme le montre la coupe verticale (fig. 2).
L’axe ; du peigneur est porté, comme l’arbre moteur, par de largescoussinets g' de même forme que les précédents, mais un peu plus élevés ;il en reçoit son mouvement, qui est un peu moins rapide que le tambour,par les poulies T et TC De même l’axe du débourreur ou batteur B estporté par d’autres coussinets semblables/, qui sont rapportés au-dessus destraverses supérieures du bâtis ; il est mû par les deux poulies U et U', quisont dans un rapport tel que sa vitesse de rotation est à peine moitié decelle de l’arbre moteur. Enfin , l’axe m du cylindre à brosse est reçu dansles coussinets V ajustés sur les chaises de fonte Y qui l’élèvent à la hauteurconvenable (fig. 13 et 14) ; le mouvement lui est communiqué par les deuxpoulies X et X' qui sont combinées de manière à la faire marcher près detrois fois plus vite que le tambour. Celui-ci reçoit lui-même son mouvementdu moteur de l’usine par une poulie en fonte Y, et on interrompt à volontéson action , et par suite toute celle de l’appareil, en faisant passer la cour-roie sur la poulie folle Y'.