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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
de larges coussinets; ils sont alors mieux assis, ils s’usent moins, et lemouvement n’en est que plus certain, parce qu’ils prennent moins de jeu.On sait très-bien que les frottements n’en sont pas plus considérables pourcela, car ils ne sont pas en raison de la surface en contact, mais bien enraison de la charge et de la vitesse ; or, on n’augmente ni l’une ni l’autre ;lorsqu’on augmente les portées, on ne fait que répartir le poids sur uneplus grande étendue.
On voit par les détails ( fig. 7 et 8) que les chapeaux de ces coussinets sontdisposés pour former réservoirs d’huile ou de graisse ; ils présentent uneespèce de petite caisse que l’on a le soin de recouvrir d'une platine en ferpour que la poussière n’y pénètre pas.
Au-dessous du tambour est une grille circulaire O composée de barreauxdont la forme a beaucoup d’analogie avec celle des barreaux de grille defourneau, comme le montre le détail fig. 9. Elle a pour objet de livrerpassage à la poussière et aux premières ordures qui ont été détachées de lalaine par les broches de ce tambour ; elle est fermée sur les côtés par desjoues verticales P que l’on rapproche le plus possible des bases de celui-ci,afin d’empêcher aussi que la laine ne puisse s’échapper latéralement. Onpeut d’ailleurs régler la position de ces joues par des vis horizontales h quipermettent de les enlever avec facilité au besoin, lorsqu’il est nécessaire,par exemple, de dégager la grille.
Le tambour est aussi recouvert au dessus par un couvercle demi-cylin-drique en tôle Q, pour que la poussière ne puisse voltiger au dehors del’appareil ; les côtés sont également fermés par des planches qui forment leprolongement des joues P.
Jusqu'ici, nous devons le dire , la machine ne présente encore rien debien particulier et qui ne soit connu ; car, d’après le résumé que nous avonsfait en commençant, on a pu reconnaître que ces dispositions ont été em-ployées bien antérieurement. Mais nous allons maintenant arriver à lapartie la plus intéressante et tout à fait neuve de l’appareil, nous voulonsparler des cylindres A et B.
Cylindre a peignes, déboürreur et brosses. — Immédiatement à lasuite de la grille précédente est placé le cylindre cannelé B que nous ap-pelons le débourrent ■, et que l’auteur paraît nommer le batteur; les canne-lures de ce cylindre, qui joue un rôle important dans le travail de la machine,ressemblent beaucoup à celles d’une roue à rochet, comme on le voit biensur la coupe verticale fig. 2. II est disposé de telle sorte que ses denturesaffleurent d’un côté les broches du tambour, et de l’autre les peignes fins ducylindre A. Il en résulte que ses arêtes saillantes viennent en contact avecles matières étrangères mêlées aux fibres de la laine qui est amenée auxpeignes, les battent et les enlèvent sans nuire à celle-ci.
L’inventeur observe que l’on peut donner aux cannelures de ce batteurdes formes variables, de manière à présenter des arêtes plus ou moins tran-chantes comme l’indique le détail fig. 10 ; mais il paraît cependant donner