PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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ou environ le 1/5 de celle des cylindres à peignes,et le 1/10 de celle du tambour.
Le cylindre à brosse R a 0“.292 de diamètre lorsqu’il est dégarni, et 0 m 440à l’extrémité des brosses ; les poulies qui le commandent sont dans le rap-port de 2 à 1, ce qui lui donne une vitesse de rotation égale à 1,600 tours parminute, et par suite
0,440 X 3,14 X 160060
36 m 86 par seconde.
c’est-à-dire que sa vitesse à la circonférence est de 1,31 fois plus grandeque celle des broches, et 2,58 fois plus grande que celle des peignes.
Le travail d’une telle machine, dans ces circonstances, est d’environ 250kilogrammes de laine bien nettoyée et épluchée dans une journée de douzeheures de travail, lorsque les laines sont très-chargées d’impuretés et dif-ficiles à nettoyer, comme celles provenant de Buénos-Ayres , par exemple ;au besoin on peut augmenter encore cette quantité de travail jusqu’à 350et 400 kilog.
On obtient au-dessous de l’appareil deux sortes de déchets : la première,qui contient encore des brins de laine que l’on peut utiliser après un secondpassage à la machine pour une qualité inférieure, et la seconde qui necomprend absolument que la poussière, les fétus, bardanes et autresordures.
Cette machine, qui rend de grands services en Amérique et dans toutesles contrées où elle a été appliquée, est susceptible de jouer un rôle impor-tant dans plusieurs de nos établissements français . Si nous sommes bieninformés, le prix en est fixé, quant à présent, à 4,000 francs. Il est bien àdésirer que son importateur en France prenne des dispositions pour la ré-pandre , et pour cela il devra chercher à en diminuer le prix autant quepossible.