PERFECTIONNEMENTS
APPORTÉS DANS LE FILAGE DE LA LAINE PEIGNÉE,
Après l’article que l’on vient de lire nous pensons qu’on ne verra passans intérêt la notice suivante, relative à de nouveaux perfectionnementsque M. Crétenier, bien connu depuis longtemps dans la filature, a appor-tés au filage de la laine peignée.
Ces perfectionnements consistent notamment dans l’emploi de métiersintermédiaires dits surfileurs, et dans de nouvelles dispositions de chauf-fage à la vapeur ou à l’air chaud pour les machines de préparation.
Surfilage. — L’expression surfiler, dans le langage du commerce et del’industrie, a deux significations distinctes : la première, que tout le mondecomprend aisément, veut dire : filer trop fin, plus fin que la matière ne lecomporte; un fil surfilé s’entend effectivement, en général, d’un filénervé, échancré. La seconde veut dire : filer en deux fois, refiler ce quia été filé, c’est-à-dire que la matière, disposée pour être filée à un cer-tain numéro, subit d’abord un premier filage, sur un métier construit àcet effet, et que l’auteur appelle métier surfileur ou métier en surfil, etson produit surfil ou fil en deux, puis, ensuite, un second filage sur lemétier en fin nommé aussi métier finisseur.
Le mode suivi jusqu’ici pour la préparation et le filage de la laine pei-gnée est bien connu de toutes les personnes qui s’occupent de cette im-portante industrie. Ce que nous allons en dire ne doit donc servir qu’àbien expliquer et à mieux faire comprendre ces nouveaux procédés, car ilest bon d’observer que M. Crétenier ne change rien aux machines prépa-ratoires, si ce n’est qu’il en diminue notablement le nombre pour produirele même travail, ni aux métiers à filer ordinaires, à l’exception toutefoisque quelques-uns de ceux-ci sont disposés pour faire les surfils ou fils endeux, comme on pourra aisément le voir par la description qui suit :
On sait que les préparations que l’on fait subir à la laine peignée con-sistent à la passer successivement à différentes machines, appelées ma-