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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 33

Les changements apportés par cet habile filateur aux métiers en surfil,ne consistent que dans la largeur et les écartements des tables de cylindres,qui sont dailleurs facultatifs, dans la marche du chariot et des cylindresque lon accélère, et des broches que lon ralentit, afin que les premiersfils, dits surfils, ou fils en deux, soient peu tordus, puisque autrement ilsne pourraient se laminer et sétirer convenablement aux métiers finis-seurs. Par exemple, du fil n° 9 aux métiers surfileurs, et qui donnera 90aux finisseurs sans être doublé à ceux-ci, devra être tordu de 5 tours envi-ron par diamètre de longueur à la sortie des cylindres étireurs; par con-séquent, la vitesse des broches et des cylindres étireurs et la marche duchariot doivent être mis en rapport, pour arriver à la torsion voulue. Lesétirages et la torsion sont dailleurs subordonnés à la finesse des laines etdes préparations.

Chauffage. Depuis longtemps lon emploie divers moyens de chauf-fage ( en remplacement du tortiilonnage ) pour la préparation de la lainepeignée, lesquels ont consisté jusquici, soit en des tringles creuses fixes,soit en plaques chauffées en dessus au moyen de quinquets, soit en cylin-dres mobiles, tournant, mais superposés, sur lesquels passent les lainesque lon veut tendre, dresser (1). Les résultats obtenus ne sont pas très-avantageux, surtout pour ceux qui se servent de tringles, tubes et plaquesfixes la laine ne fait que se chauffer en glissant, entraînée quelle estpar les cylindres étireurs. Les cylindres tourneurs superposés ont plus desuccès, parce que , outre le chauffage, ils laminent la laine par la pressiondu rouleau de dessus ; mais le contact des deux cylindres superposés estsi faible, a si peu détendue, quil ne produit guère deffet non plus, prin-cipalement quand le rouleau de dessus nest pas chauffé, ce qui na jamaiseu lieu jusquà présent.

M. Crétenier a cherché à perfectionner ce système en juxtaposant lescylindres ou tubes tournants, au lieu de les superposer, et en faisant pas-ser la substance à chauffer successivement en dessous et en dessus de leursurface extérieure, au lieu de la mettre seulement en contact sur une gé-nératrice. Il emploie également des tubes en métal creux parfaitementcylindriques, quil chauffe par la vapeur ou l 'air chaud, et qu'il applique àtelle machine préparatoire quil croit la plus convenable, telle quà uneréunion, à un bobinoir, etc. Toutefois, il est plus avantageux dadapter cesystème à celles des machines qui ne passent pas un trop gros volume delaine à la fois, et qui marchent le moins vite possible, parce qualors lechauffage et le laminage se font beaucoup mieux et avec plus de profit.M. Crétenier place ses tubes ou appareils chauffeurs entre les premierscylindres des machines; mais quelle que soit la place quils occupent, ilfaut quils soient juxtaposés et tournants, et au nombre de deux pour

(I) Voir à ce sujet le deuxième volume, deuxième édition, et le troisième volume de cette publi-cation.

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