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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Examinons maintenant les fonctions des diverses pièces commandant lestiroirs de distribution et de détente. Comme nous l’avons dit, ils sont misen mouvement par deux excentriques H 1 et H 2 montés sur l’essieu moteur.La bague l'du premier est entaillée pour recevoir la barre ou tirant X, quis’y fixe au moyen de rivets noyés, et qui, à son autre extrémité, formefourchette pour s’assembler aux deux tourillons supérieurs de la pièce k',connue sous le nom de cotiluses de Stephenson. Celte pièce est dessinée endétails au 1/10* sur la pl. 6, fig. 14 et suivantes ; elle est entièrement en ferforgé et se compose de deux flasques, réunies par deux fortes entretoisescarrées ; sur chacune des deux flasques sont ménagées intérieurement delarges rainures pour le passage d’un galet V, convenablement évidé pourrecevoir l’œil de la tige e’ du tiroir de distribution, et extérieurement deuxtourillons n r et o', recevant les fourchettes des deux barres d’excentriqueX et M'. La flasque k 2 est munie en outre d’un troisième tourillon v', plusallongé que les précédents pour recevoir l'extrémité d’un levier p', relié àun second q', monté sur l’arbre /, qui porte vers le milieu de sa longueurun contrepoids NC Ce contrepoids est en fonte et pèse 70 kilog. ; il estemmanché sur un leviers 3 , auquel il est fixé par un boulon ou une clavette,et sert à aider au mouvement de changement de marche qu’on opère à l’aidede la grande tringle t'. A cet effet, cette tringle est assemblée avec un levierà main u' (fig. l re , pl. 3) et selon le mouvement que décrit celui-ci autourd’un point fixe y s , placé sur le sol du mécanicien dans quelques machineset à la partie inférieure du foyer dans quelques autres, on fait descendreou monter ce galet l', et par conséquent, on détermine la marche en avantou en arrière. La poignée du levier à main u', qui commande la distribu-tion, ainsi que celle du levier L', qui commande la détente, sont munies deressorts as 3 , qui communiquent avec les tringles v 3 longeant ces dernierspour permettre l’enclanchement avec le double secteur denté Y. 11 est facilede se rendre compte que le dessin est disposé pour la marche en avantet que le galet V se meut dans la partie supérieure de la coulisse k’ ; pourla marche en arrière le point y\ est relevé et la barre M' de l’excentriqueH 2 , agissant dans la partie inférieure de la coulisse, sollicite la tringle e' dutiroir de distribution dans une direction justement opposée à la premièreet due au calage des deux excentriques H' et H 2 .
De l’échappement variable. — De même que le mécanicien peut àsa volonté augmenter ou diminuer l’admission selon la nécessité, il peutaussi augmenter ou diminuer l’échappement pour régler le tirage et acti-ver ou ralentir par suite la combustion.
On comprend tout le parti qu’on peut tirer d’une telle disposition selonles circonstances de vitesse ; elle offre pour ainsi dire les mêmes avantagesque la détente variable et combinée avec la soupape d’entrée d’air ménagéesur le côté de la boîte à fumée et avec le papillon supérieur de la cheminée,
le troisième et le quatrième volume nous avons suffisamment indiqué les moyens géométriques em-ployés pour y parvenir, et qui sont d’une grande simplicité,