PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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elle permet d’économiser le combustible autant que possible en supposanttoutefois un mécanicien intelligent et bien entendu, ce qui est de la plusgrande importance si l’on veut obtenir de bons résultats. Les fig. 1 et 3montrent bien comment on fait mouvoir le mécanisme de cet échappementvariable. Il se compose de deux espèces de soupapes x', mobiles et soli-daires avec deux axes carrés y' (fig. 3) qu’on fait mouvoir à l’aide d’unelongue tringle z', longeant toute la partie supérieure de la chaudière, aprèslaquelle elle est retenue par de petits supports/, et servant de main cou-rante. A cet effet, ces soupapes placées à la partie supérieure de la ren-contre des deux tuyaux de sortie O', reçoivent à une de leurs extrémités unpetit secteur denté qui transmet l’impulsion de la grande tringle z' par lemoyen d’une manivelle b 2 dont celle-ci est munie, et qui communiqueavec l’axe prolongé y’ d’une des deux soupapes. En faisant tourner à lamain un petit volant semblable à celui que nous avons déjà examiné etqui commande le registre à air de la boîte à fumée, on tend à faire tournerl’axe des secteurs dans un sens ou dans l’autre, et par suite à rapprocherou à écarter les deux soupapes y' et /. Cette combinaison qui est, commeon le voit, d’une grande simplicité a été modifiée par M. Cavé. A la placed’un volant, il prolonge la tringle jusque sur le devant de la boîte à feu etla termine par une manivelle ; il remplace en outre les secteurs dentés pardeux courts leviers fixes, montés sur les axes de chacune des soupapes etreliés en un point par un bouton à coulisse.
Des pompes alimentaires. — Comme nous l’avons vu, les pistons despompes alimentaires sont commandés directement, comme dans les ma-chines de Stephenson, par les excentriques H 2 , ce qui permet d’avoir unecourse beaucoup plus petite, par conséquent une vitesse moins grande quedans de certaines machines où le mouvement était pris sur la tige même dupiston à vapeur. On reconnaît en effet qu’au lieu d’une course de 0 m ,560et d’une vitesse de 2 m 50 environ qu’on obtiendrait pour les pistons despompes alimentaires, si la marche de ceux-ci était inhérente à celle des pis-tons à vapeur, on n’a qu’une course de 0 m ,130, par conséquent une vitessequi est à la première comme 13: 56 ou 580 m par IC On a calculé le volumed’eau engendré par le piston d’après cette course, et l’on verra plus loin quece volume n’est pas moins de deux litres pour chaque tour de roue.
Le corps des pompes alimentaires P', est fondu avec une large plaqueà nervure Q', qui se boulonne au cadre intérieur de la machine. Le pistonR', est en bronze et s’assemble, au moyen du piton à chape z- fixé au fonddu plongeur, à une tringle méplate en fer forgé S 7 , qui pénètre dans l’ex-centrique de marche en arrière et qui y est retenue par un goujon à gou-pille a 3 . M. Gavé construit ces tiges rondes, et fortement renflées au milieupour leur donner une plus grande solidité. Les clapets de ces pompes sontsphériques comme dans toutes les machines de Stephenson et sont placésdans deux boîtes ou tubulures en bronze b 3 , fixées à la partie supérieure etsur le côté de celles-ci. Les tubulures latérales servent, avec les tuyaux env. 4