PUBLICATION INDUSTRIELLE. 51
boîtes ou coussinets en bronze qui n’ont pas été indiqués au plan sur ledessin et qui s’adaptent au cadre intérieur ou longeron X' de la machine.Le graissage se fait au moyen de boîtes ménagées entre le double châssis entôle Y' qu’on recouvre par des plaques à ressort en tôle pour les garantirdes ordures qui pourraient s’y introduire par la marche continuelle desmécaniciens. Ce système n’a pas été adopté par tous les constructeurs,quelques-uns ont préféré faire saillir la boîte à graisse afin de pouvoir opé-rer plus facilement ; mais outre que ces boîtes ne sont pas recouvertes,cette disposition n’évite pas l’introduction de la poussière et paraît moinsbien entendue que la première que nous avons citée et qui est employéepar M. Hallette. Ce système de recouvrement des boites à graisse avec descouvercles à ressorts a été appliqué sur tous les coussinets qui étaientsusceptibles de recevoir de la poussière.
Les petites roues Z' sont construites exactement de la même manièreque les grandes, à l’exception du moyeu et s’ajustent à clés sur les essieux A s ,légèrement évidés dans le sens de leur longueur suivant une courbe para-bolique. On peut remarquer par les dessins qu’on a réduit le nombre des clésà deux au lieu de quatre, ce qui est bien suffisant, surtout si on a le soin deconstruire ces dernières très-fortes et très-larges. Les tourillons de cesessieux, d’un diamètre sensiblement plus faible que le corps de ceux-ci, sontplacés tout à fait à l’extérieur de la machine et sont reçus dans des boîtes enbronze e 3 , recouvertes comme nous l’avons dit par des plaques en tôle v! r .
Du cadre de la machine. — Il se compose de deux longerons en ferforgé X r reliés entre eux par chaque extrémité avec une forte traverse enbois C 2 dont l’un reçoit les tampons D 2 et l’autre l’ouverture en fonte K 2 ,disposée pour la barre d’attelage du tender. Sur ces longerons sont fixés etboulonnés les diverses pièces fixes faisant partie du mécanisme, les pompesalimentaires, les guides des tiroirs, les arbres de distribution, les cylindres.Ils sont renflés au milieu pour porter les boîtes ou coussinets de l’essieumoteur V'. L’écartement entre ce premier longeron et le double cadreextérieur est maintenu par des cornières en fer y 3 boulonnées après ceux-ci,ainsi qu’aux traverses en bois ; c’est entre la double épaisseur qui composece double cadre que sont assujétis au moyen de rivets les supports E 2 desressorts en fer F 2 et sur le cadre extérieur et le longeron réunis que re-posent les pattes en fer forgé J 2 , qui soutiennent le corps de la chaudièreaprès laquelle ils sont rivés. C’est sur l’œil inférieur d’un de ces supportsque sont boulonnées au moyen d’un goujon les coulisses de détente K'.
Comme dans la plupart des locomotives, la partie inférieure des cylindresest munie de deux robinets purgeurs a", qu’on manœuvre au moyen d’unelongue tringle à la portée du mécanicien, et agissant par l’intermédiaire deleviers sur un arbre transversal b", maintenu dans les supports c", et trans-mettant le mouvement aux doubles manivelles d ", solidaires avec les clésdes robinets de purge.
On ouvre ceux-ci de temps en temps pour chasser l’eau condensée qui se