50
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
cuivre /", pour l’aspiration de l’eau du tender, et celles supérieures pour lerefoulement.
Les fig. 3, pl. 4, et fig. 4, pl. 5, font bien voir l’assemblage de ce tenderavec la machine. Il s’effectue au moyen d’un fort crochet en fer T', main-tenu solidement à la locomotive par un goujon à poignée c 3 , et traversé parune vis à filets carrés d 3 , qui s’engage également dans une pièce à peu prèssemblable fixée au tender. On a ménagé dans la partie qui reçoit cet assem-blage une large ouverture pour éviter les chocs qui pourraient résulter dessecousses des machines pendant la marche.
Des roues et de leurs essieux. — L’ensemble du mécanisme et de lachaudière est supporté par 6 roues, deux grandes et quatre petites ; celles-cid’un diamètre égal. Les premières U 2 sont composées de fers d’angle d? tqu’on contourne à chaud suivant 1s-direction des rayons et qu’on assembleensuite à l’extérieur d’un cercle en fer après lequel ils sont rivés. On fondalors le moyeu dans lequel on ménage un œil excentré pour le bouton m'de la manivelle relié à la tige du piston par la grande bielle B 2 , et on ter-mine par l’ajustement du fort cercle à rebord qui est en contact avec le railet qui n’a pas moins de 50“ d’épaisseur au milieu. On voit que cette dispo-sition permet de supprimer l’essieu coudé en mettant les cylindres à vapeuren dehors du cadre de la machine et de réunir avec tous les avantages dupremier système celui d’une plus grande solidité, d’un mouvement plusdirect et de frottements moins nombreux (1),
L’essieu moteur Y' est forgé cylindrique dans toute sa longueur et ren-flé à la partie qui reçoit les excentriques et les roues. Il tourne dans des
(\) M. de Bauque fils, qui a fourni des essieux au gouvernement il y a environ un an, emploiepour leur construction de nouveaux procédés dont nous allons donner une idée.
On fait choix de bonne mitraille de fer ductile réunie en masses, qu’un chauffe avec soin dans unfour à réverbère, et qu’on étire entre des cylindres en barres plates, puis qu'on réunit en troussesde sept morceaux après les avoir coupées à froid par la cisaille. On porte ces trousses au four dechaufferie pour être converties en carrés de 12 centimètres ; ces carrés sont alors réchauffés de nou-veau, puis étirés sous le marteau à la dimension de 9 centimètres de diamètre (celle des wagons).
D’après ce procédé on obtient, à la vérité, des essieux infiniment plus durs, plus compacts et plusraides que des essieux laminés, mais ils résistent moins sous le mouton.
Pour obtenir ce qu'ont d'avantageux les essieux laminés, sans perdre les qualités si précieuses desbattus, on est obligé de donner une chaude de plus et on obtient alors des essieux qui supportent,sans se causer, jusqu'à sept coups de mouton tombant de la hauteur de 5 mètres.
Voici d’après M. de Bauque les avantages que présentent les essieux ainsi traités:
Piemièrement, sur ceux battus à l’ancienne méthode : parce que ces derniers, qui sont faits detrois ou quatre lames de mitraille étirées sous le marteau , ne peuvent être d’une aussi bonne qualitéque les précédents, puisqu’ils reçoivent une chaude de moins, chaude qui augmente considérablementla qualité du fer; 2 ° parce que comme dans les masses, malgré les soins les plus minutieux , il entredes mitrailles de natures différentes, il y aura nécessairement plus d’homogénéité dans un essieucomposé de trente-cinq barres que dans un essieu composé seulement de trois ou quatre, et 3° parceles essieux faits de sept lames, dont cinq superposées les unes sur les autres, et deux sur les côtés decelles-ci, ont une égale résistance dans tous les sens.
Deuxièmement, sur les laminés : 1 e en ce que ceux-ci étant d’un dixième environ moins pesants, ilsn’ont ni dureté, ni compacité, ni raideur, et que conséquemment iis doivent s’user plus vite, se tordreassez souvent, et finalement subir des déflexions toujours préjudiciables; en ce qu’au laminoir onpourra toujours employer des fers plus ou moins souverains, et qu’au marteau, si l’on employait desfers de celle qualité, les essieux deviendraient doubles en les forgeant.