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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

cuivre /", pour laspiration de leau du tender, et celles supérieures pour lerefoulement.

Les fig. 3, pl. 4, et fig. 4, pl. 5, font bien voir lassemblage de ce tenderavec la machine. Il seffectue au moyen dun fort crochet en fer T', main-tenu solidement à la locomotive par un goujon à poignée c 3 , et traversé parune vis à filets carrés d 3 , qui sengage également dans une pièce à peu prèssemblable fixée au tender. On a ménagé dans la partie qui reçoit cet assem-blage une large ouverture pour éviter les chocs qui pourraient résulter dessecousses des machines pendant la marche.

Des roues et de leurs essieux. Lensemble du mécanisme et de lachaudière est supporté par 6 roues, deux grandes et quatre petites ; celles-cidun diamètre égal. Les premières U 2 sont composées de fers dangle d? tquon contourne à chaud suivant 1s-direction des rayons et quon assembleensuite à lextérieur dun cercle en fer après lequel ils sont rivés. On fondalors le moyeu dans lequel on ménage un œil excentré pour le bouton m'de la manivelle relié à la tige du piston par la grande bielle B 2 , et on ter-mine par lajustement du fort cercle à rebord qui est en contact avec le railet qui na pas moins de 50 dépaisseur au milieu. On voit que cette dispo-sition permet de supprimer lessieu coudé en mettant les cylindres à vapeuren dehors du cadre de la machine et de réunir avec tous les avantages dupremier système celui dune plus grande solidité, dun mouvement plusdirect et de frottements moins nombreux (1),

Lessieu moteur Y' est forgé cylindrique dans toute sa longueur et ren-flé à la partie qui reçoit les excentriques et les roues. Il tourne dans des

(\) M. de Bauque fils, qui a fourni des essieux au gouvernement il y a environ un an, emploiepour leur construction de nouveaux procédés dont nous allons donner une idée.

On fait choix de bonne mitraille de fer ductile réunie en masses, quun chauffe avec soin dans unfour à réverbère, et quon étire entre des cylindres en barres plates, puis qu'on réunit en troussesde sept morceaux après les avoir coupées à froid par la cisaille. On porte ces trousses au four dechaufferie pour être converties en carrés de 12 centimètres ; ces carrés sont alors réchauffés de nou-veau, puis étirés sous le marteau à la dimension de 9 centimètres de diamètre (celle des wagons).

Daprès ce procédé on obtient, à la vérité, des essieux infiniment plus durs, plus compacts et plusraides que des essieux laminés, mais ils résistent moins sous le mouton.

Pour obtenir ce qu'ont d'avantageux les essieux laminés, sans perdre les qualités si précieuses desbattus, on est obligé de donner une chaude de plus et on obtient alors des essieux qui supportent,sans se causer, jusqu'à sept coups de mouton tombant de la hauteur de 5 mètres.

Voici daprès M. de Bauque les avantages que présentent les essieux ainsi traités:

Piemièrement, sur ceux battus à lancienne méthode : parce que ces derniers, qui sont faits detrois ou quatre lames de mitraille étirées sous le marteau , ne peuvent être dune aussi bonne qualitéque les précédents, puisquils reçoivent une chaude de moins, chaude qui augmente considérablementla qualité du fer; 2 ° parce que comme dans les masses, malgré les soins les plus minutieux , il entredes mitrailles de natures différentes, il y aura nécessairement plus dhomogénéité dans un essieucomposé de trente-cinq barres que dans un essieu composé seulement de trois ou quatre, et 3° parceles essieux faits de sept lames, dont cinq superposées les unes sur les autres, et deux sur les côtés decelles-ci, ont une égale résistance dans tous les sens.

Deuxièmement, sur les laminés : 1 e en ce que ceux-ci étant dun dixième environ moins pesants, ilsnont ni dureté, ni compacité, ni raideur, et que conséquemment iis doivent suser plus vite, se tordreassez souvent, et finalement subir des déflexions toujours préjudiciables; en ce quau laminoir onpourra toujours employer des fers plus ou moins souverains, et quau marteau, si lon employait desfers de celle qualité, les essieux deviendraient doubles en les forgeant.