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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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second tiroir entraîne, pour chaque cylindre, deux presse-étoupes de plus, à traverslesquels la tige des taquets traverse les deux faces opposées de la boîte de distribu-tion de vapeur. Nous devons même ajouter que le serrage et le garnissage de cespresse-étoupes est rendu un peu difficile, par leur position et leur rapprochementdes presse-étoupes des tiroirs proprements dits. Enfin, le mécanisme à laide du-quel le mécanicien fait varier la position des taquets de détente sur la tige nestpas non plus exempt de complication. A côté de ces inconvénients dont un pluslong usage pourra seul faire apprécier la gravité, le système de M. Meyer donne lemoyen dobtenir une détente variable à volonté, entre telles limites que lon voudra,et ce résultat est obtenu en introduisant toujours la vapeur, au même point de lacourse du piston, sans faire varier lavance à léchappement ni à la fermeture dutuyau déchappement.

En un mot, la vapeur est toujours admise dans le cylindre au moment convena-ble, et la fermeture du tuyau déchappement na lieu que tout près de la fin de lacourse du piston.

De tous les moyens dobtenir une détente variable dans les machines locomo-tives qui ont été publiées jusquici, il nv a, à notre connaissance, que celui deM. Meyer qui satisfasse complètement aux conditions énoncées ci-dessus.

Nous avons visité, dans les ateliers du chemin de fer de la compagnie dOrléans,les dernières machines sorties des ateliers de M. Stephenson, dites neio patented,et dans lesquelles on a voulu réaliser, par des moyens très-simples, la détentevariable (1).

Le procédé imaginé dans ce but par lingénieur anglais consiste en ceci : il aréuni les deux extrémités des bielles dexcentrique de la marche en avant et delàmarche en arrière par un arc de cercle formé de deux bandes parallèles évidéesintérieurement de façon à présenter une gouttière ou rainure dans laquelle sen-gage lextrémité de la tige du tiroir. Lorsque les deux bielles sont également incli-nées sur la ligne horizontale, l'arc de cercle dont il sagit a son centre sur laxe delessieu coudé. Un des points de cet arc en coulisse circulaire est maintenu par unetige de suspension à une distance invariable de lextrémité du bras dun levier coudéporté sur un arbre horizontal. Le mécanicien peut à volonté relever le bras auquelest ainsi suspendu larc de cercle et le système des deux bielles dexcentriques. Leslimites de lexcursion du bras releveur sont celles qui correspondent aux positions lextrémité de la tige du tiroir se trouve prise dans la coulisse circulaire, auxpoints mêmes sont fixées les extrémités des deux bielles dexcentriques- Dansces cas extrêmes, le tiroir est conduit à peu près comme il le serait dans la machineordinaire enclanchée respectivement pour la marche en avant ou pour la marche enarrière. Pour dautres positions de lextrémité du bras releveur, la tige du tiroir setrouve engagée dans un point de la coulisse intermédiaire entre les points dattachedes tiges des deux bielles dexcentriques ; il en résulte que sa marche participe à lafois de la marche dans les deux sens, et que lamplitude de la course est diminuée.Le minimum damplitude correspond au cas la tige du tiroir est engagée au mi-lieu de la coulisse circulaire, à égale distance des extrémités des bielles. Il est aiséde voir que, dans cette position moyenne, la course du tiroir diffère peu du doubledu sinus de langle davance donné à chacun des excentriques, mesuré dans lecercle qui a pour rayon lexcentricité ; et si cette longueur est moindre que lexcèsde la largeur des rebords du tiroir sur celle de la lumière correspondante, la lumière

(1) Celte machine fait partie de la livraison ou 4« vol. de la Publication industrielle. Ar.