PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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second tiroir entraîne, pour chaque cylindre, deux presse-étoupes de plus, à traverslesquels la tige des taquets traverse les deux faces opposées de la boîte de distribu-tion de vapeur. Nous devons même ajouter que le serrage et le garnissage de cespresse-étoupes est rendu un peu difficile, par leur position et leur rapprochementdes presse-étoupes des tiroirs proprements dits. Enfin, le mécanisme à l’aide du-quel le mécanicien fait varier la position des taquets de détente sur la tige n’estpas non plus exempt de complication. A côté de ces inconvénients dont un pluslong usage pourra seul faire apprécier la gravité, le système de M. Meyer donne lemoyen d’obtenir une détente variable à volonté, entre telles limites que l’on voudra,et ce résultat est obtenu en introduisant toujours la vapeur, au même point de lacourse du piston, sans faire varier l’avance à l’échappement ni à la fermeture dutuyau d’échappement.
En un mot, la vapeur est toujours admise dans le cylindre au moment convena-ble, et la fermeture du tuyau d’échappement n’a lieu que tout près de la fin de lacourse du piston.
De tous les moyens d’obtenir une détente variable dans les machines locomo-tives qui ont été publiées jusqu’ici, il n’v a, à notre connaissance, que celui deM. Meyer qui satisfasse complètement aux conditions énoncées ci-dessus.
Nous avons visité, dans les ateliers du chemin de fer de la compagnie d’Orléans,les dernières machines sorties des ateliers de M. Stephenson, dites neio patented,et dans lesquelles on a voulu réaliser, par des moyens très-simples, la détentevariable (1).
Le procédé imaginé dans ce but par l’ingénieur anglais consiste en ceci : il aréuni les deux extrémités des bielles d’excentrique de la marche en avant et delàmarche en arrière par un arc de cercle formé de deux bandes parallèles évidéesintérieurement de façon à présenter une gouttière ou rainure dans laquelle s’en-gage l’extrémité de la tige du tiroir. Lorsque les deux bielles sont également incli-nées sur la ligne horizontale, l'arc de cercle dont il s’agit a son centre sur l’axe del’essieu coudé. Un des points de cet arc en coulisse circulaire est maintenu par unetige de suspension à une distance invariable de l’extrémité du bras d’un levier coudéporté sur un arbre horizontal. Le mécanicien peut à volonté relever le bras auquelest ainsi suspendu l’arc de cercle et le système des deux bielles d’excentriques. Leslimites de l’excursion du bras releveur sont celles qui correspondent aux positionsoù l’extrémité de la tige du tiroir se trouve prise dans la coulisse circulaire, auxpoints mêmes où sont fixées les extrémités des deux bielles d’excentriques- Dansces cas extrêmes, le tiroir est conduit à peu près comme il le serait dans la machineordinaire enclanchée respectivement pour la marche en avant ou pour la marche enarrière. Pour d’autres positions de l’extrémité du bras releveur, la tige du tiroir setrouve engagée dans un point de la coulisse intermédiaire entre les points d’attachedes tiges des deux bielles d’excentriques ; il en résulte que sa marche participe à lafois de la marche dans les deux sens, et que l’amplitude de la course est diminuée.Le minimum d’amplitude correspond au cas où la tige du tiroir est engagée au mi-lieu de la coulisse circulaire, à égale distance des extrémités des bielles. Il est aiséde voir que, dans cette position moyenne, la course du tiroir diffère peu du doubledu sinus de l’angle d’avance donné à chacun des excentriques, mesuré dans lecercle qui a pour rayon l’excentricité ; et si cette longueur est moindre que l’excèsde la largeur des rebords du tiroir sur celle de la lumière correspondante, la lumière
(1) Celte machine fait partie de la livraison ou 4« vol. de la Publication industrielle. Ar.