PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Pour la course directe. .Pour la course rétrogade.
122 mill J yant j a g n ,j e | a course .
89 mill. )
Ainsi, pour obtenir la suppression de la vapeur aux 2/3 moyennement de la coursedu piston, on évacue la vapeur de 0 m ,057 à 0 m ,040 avant la fin de cette course, cequi réduit à 0 in ,137 et 0 m ,l 115, moyennant 0 m ,1245 ou 1/4 de la course, l’étenduede la détente. On précipite l’admission de la vapeur, et surtout la fermeture dutuyau d’échappement, de telle sorte que la contre-pression s’exerce pendant 1/5 àpeu près de la course du piston.
Ce n’est pas là une bonne distribution de la vapeur. La distribution obtenue parles mécanismes de M- Stephenson deviendrait de plus en plus vicieuse, à mesureque l’on voudrait diminuer davantage l’étendue de l’excursion du tiroir pour utili-ser la détente pendant une plus grande partie de la course du piston : aussi lesmachines nouvelles de cet habile constructeur ne nous paraissent-elles pas devoirfonctionner avec avantage à détente variable entre des limites très-étendues; et ilest possible qu’il fût plus avantageux de se servir, dans certains cas, du régulateurpour modérer la puissance, que de diminuer beaucoup l’étendue de l’excursion dutiroir. Il resterait cependant encore à la machine Stephenson l’avantage d’uneextrême simplicité, et nous devons reconnaître qu’en la considérant comme devantfonctionner à détente fixe, les mécanismes du changement de marche, des pompesalimentaires et de tout l’ensemble sont groupés avec une simplicité admirable quidiminuera sans doute notablement les frais d’entretien.
Ces dispositions peuvent être, en partie, imitées par M. Meyer, qui pourra ainsiaméliorer sa machine et la construire à un prix moins élevé, sans cependant sacri-fier à une excessive simplicité son appareil de détente variable dont l’efficacité nenous paraît pas douteuse.
Résumé et conclusions. — Il résulte des expériences faites par M. Petiet etde celles que nous avons faites nous-mêmes, dit M. Combes, sur la locomotive Mul house , construite par M. Meyer :
1° Que cette machine est susceptible de développer, au besoin, une puissancecomparable à celle des plus fortes machines locomotives que l’on ait construitesjusqu’ici.
2° Qu’elle peut néanmoins remorquer, avec une économie notable de combus-tible, comparativement aux bonnes machines à détente fixe obtenue par l’avancedu tiroir et le recouvrement, des trains très-légers, tels que ceux qui font pendantla semaine le trajet de Paris à Versailles sur le chemin de Versailles (rive gauche).Comparativement à l’ensemble des machines de ce chemin, la Mulhouse présenteune économie de combustible de 24 à 30 pour 100.
3» Ce résultat doit être certainement attribué à la grande étendue de la détentedont on fait usage pour la remorque de trains peu lourds.
4° Le système de détente variable imaginé par M. Meyer satisfait à toutes lesconditions d’une bonne distribution de la vapeur pour tous les degrés de détente.Il se prete d’ailleurs à toutes les modifications qui seraient reconnues utiles sousle rapport de l’avance à l’échappement et à l’admission, modifications que l’on peutfaire de la même manière que dans les simples machines à tiroir.
5° Les avantages particuliers au système Meyer sont accompagnés d’une compli-cation assez grande de mécanisme ; une expérience prolongée pourra seule faireapprécier la gravité de cet inconvénient. Pendant toute la durée de nos expériences,et pendant le service qu’elle avait fait antérieurement sur le chemin de fer de Ver-