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Tome cinquième.
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69
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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Pour la course directe. .Pour la course rétrogade.

122 mill J yant j a g n ,j e | a course .

89 mill. )

Ainsi, pour obtenir la suppression de la vapeur aux 2/3 moyennement de la coursedu piston, on évacue la vapeur de 0 m ,057 à 0 m ,040 avant la fin de cette course, cequi réduit à 0 in ,137 et 0 m ,l 115, moyennant 0 m ,1245 ou 1/4 de la course, létenduede la détente. On précipite ladmission de la vapeur, et surtout la fermeture dutuyau déchappement, de telle sorte que la contre-pression sexerce pendant 1/5 àpeu près de la course du piston.

Ce nest pas une bonne distribution de la vapeur. La distribution obtenue parles mécanismes de M- Stephenson deviendrait de plus en plus vicieuse, à mesureque lon voudrait diminuer davantage létendue de lexcursion du tiroir pour utili-ser la détente pendant une plus grande partie de la course du piston : aussi lesmachines nouvelles de cet habile constructeur ne nous paraissent-elles pas devoirfonctionner avec avantage à détente variable entre des limites très-étendues; et ilest possible quil fût plus avantageux de se servir, dans certains cas, du régulateurpour modérer la puissance, que de diminuer beaucoup létendue de lexcursion dutiroir. Il resterait cependant encore à la machine Stephenson lavantage duneextrême simplicité, et nous devons reconnaître quen la considérant comme devantfonctionner à détente fixe, les mécanismes du changement de marche, des pompesalimentaires et de tout lensemble sont groupés avec une simplicité admirable quidiminuera sans doute notablement les frais dentretien.

Ces dispositions peuvent être, en partie, imitées par M. Meyer, qui pourra ainsiaméliorer sa machine et la construire à un prix moins élevé, sans cependant sacri-fier à une excessive simplicité son appareil de détente variable dont lefficacité nenous paraît pas douteuse.

Résumé et conclusions. Il résulte des expériences faites par M. Petiet etde celles que nous avons faites nous-mêmes, dit M. Combes, sur la locomotive Mul­ house , construite par M. Meyer :

1° Que cette machine est susceptible de développer, au besoin, une puissancecomparable à celle des plus fortes machines locomotives que lon ait construitesjusquici.

2° Quelle peut néanmoins remorquer, avec une économie notable de combus-tible, comparativement aux bonnes machines à détente fixe obtenue par lavancedu tiroir et le recouvrement, des trains très-légers, tels que ceux qui font pendantla semaine le trajet de Paris à Versailles sur le chemin de Versailles (rive gauche).Comparativement à lensemble des machines de ce chemin, la Mulhouse présenteune économie de combustible de 24 à 30 pour 100.

3» Ce résultat doit être certainement attribué à la grande étendue de la détentedont on fait usage pour la remorque de trains peu lourds.

4° Le système de détente variable imaginé par M. Meyer satisfait à toutes lesconditions dune bonne distribution de la vapeur pour tous les degrés de détente.Il se prete dailleurs à toutes les modifications qui seraient reconnues utiles sousle rapport de lavance à léchappement et à ladmission, modifications que lon peutfaire de la même manière que dans les simples machines à tiroir.

5° Les avantages particuliers au système Meyer sont accompagnés dune compli-cation assez grande de mécanisme ; une expérience prolongée pourra seule faireapprécier la gravité de cet inconvénient. Pendant toute la durée de nos expériences,et pendant le service quelle avait fait antérieurement sur le chemin de fer de Ver-