PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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un organe existant dans la machine. Un simple levier droit sert à transmettre lemouvement.
L’application en est assez simple aussi, car le nombre des pièces du mécanisme estpeu considérable ; ces pièces travaillent dans de bonnes conditions pour résister àl’usure, à la dislocation, au dérèglement; enfin la transmission du mouvement s’éta-blit avec simplicité.
Le mécanisme au moyen duquel on fait varier le point d’attache de la tringle dutiroir de détente est également simple et facile à mouvoir.
Si nous comparons entre eux le système de détente variable Meyer et le systèmeGonzenbach, tels qu’ils sont appliqués, le premier à U Espérance , le second auEéloce, nous trouverons aussi de la simplicité dans le mécanisme du premier; il amême l’avantage de n’avoir qu’une seule boîte pour la détente et pour la distribu-tion, tandis qu’il en existe deux dans le système Gonzenbach. Mais le tiroir Meyerprésente une grande surface (0 ,n -«i-,109) à la pression de la vapeur arrivant de lachaudière pendant que s’opère l’expansion , et nécessite par conséquent une forceconsidérable pour son déplacement. Le tiroir de détente Gonzenbach au contraire apeu de surface (0 m ,032), et le tiroir de distribution se meut avec d’autant plus defacilité que l’expansion est plus forte (1).
La communication du mouvement à la variation de détente nous semble aussi plussimple et surtout plus prompte que dans le système Meyer.
Mais dans la disposition du Eéloce on parvient plus difficilement aux tiroirs lors-qu’ils ont besoin de réparation pendant que la locomotive est en service, tandis quele machiniste arrive facilement à la boîte à vapeur de rEspérance , dont il peut àtout moment enlever la plaque de recouvrement (2).
D’ailleurs les deux systèmes présentent les avantages d’une détente complète,c’est-à-dire que l’on peut pousser à toutes les limites réclamées dans la pratique, etd’un bon fonctionnement de la vapeur dans toutes les phases de l’admission et del’échappement.
On a vu que dans le Eéloce on peut faire travailler la machine avec expansionvariable, soit dans la marche en avant, soit dans la marche en arrière. Comme ilest généralement inutile qu’une locomotive puisse fonctionner avec détente à lamarche en arrière, on pourrait supprimer les organes nécessaires à l'expansion dansce dernier cas, sans nuire au bon emploi de l’appareil.
Nous terminerons la description de la locomotive en donnant le poids, en nombresronds, des matières dont elle est composée.
(1) Longueur du tiroir de détente 0m,289, largeur 0“>,140. Surface, déduction faite des deux ou-vertures de 0 m ,i10 sur 010,040, Om.q.,036.
(2) On a ménagé dans la boîte à vapeur du Véloce une ouverture sous la porte de la boite à fu-mée , qui est recouverte par une simple plaque boulonnée. Mais, pour y parvenir aisément, il fautenlever d’abord la traverse de défense.