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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 89

chauffer lune des six ailes de bâtiment cellulaires à trois étages, qui composent laprison ; une septième chaudière est destinée au chauffage du bâtiment de ladmi-nistration.

« La totalité des cellules de chaque corps de bâtiments est chauffée par lair puisédans le corridor qui règne le long des doubles rangées de cellules ; ce vaste corridorsert ainsi de réservoir dair chaud, destiné à alimenter les cellules. Pour le chauf-fage, M. Duvoir a disposé dans un canal sous le sol du corridor et dans toute salongueur, huit appareils équidistants , qu'il nomme poêles à eau chaude; ceux-cicommuniquent entre eux par des tuyaux de fonte livrant passage à leau de circu-lation qui part du sommet de la chaudière pour y revenir refroidie à sa partie infé-rieure; ces appareils sont desservis par une même chaudière; la température deleau sera portée à un degré qui dépendra de la température extérieure et du volumedair de ventilation à fournir. Lair appelé par des ouvertures, communiquant aveclextérieur, pénètre dans le canal qui règne sous le corridor, séchauffe par soncontact avec les tuyaux et les poêles à eau, et se répand dans lenceinte par huitbouches de chaleur dont la position correspond à celles des huit poêles. Lair ducorridor ainsi échauffé est eusuite versé dans les cellules par un moyen dappel dontnous rendons compte plus bas. Comme, à raison du mode de chauffage de lair dansles corridors, il ne saurait régner dans cette enceinte une température uniforme,M. Duvoir a muni chacune des cellules du rez-de-chaussée dune bouche spécialede chaleur communiquant avec le canal dair chaud du corridor.

« Quant à la rotonde, elle est en partie chauffée par la fumée des calorifères quipasse sous des plaques de fonte placées au pourtour de cette pièce; le courant daircirculant autour des conduits de fumée séchauffe et se répand dans la pièce parplusieurs bouches de chaleur; de plus, un poêle à eau chaude occupe le centre decette rotonde. Les autres salles du rez-de-chaussée sont chauffées par des poêles àeau chaude et des bouches de chaleur, émettant de lair chauffé au contact des tuyauxà circulation.

Ventilation d'hiver.

« Les trois projets successivement présentés par M. Duvoir, offrent beaucoup dedispositions communes et ne diffèrent que par les moyens employés pour déterminerlappel général de lair de ventilation. Dans chacun de ces projets lexpulsion de lairdes cellules et salles du rez-du-chaussée, a lieu au niveau du sol par des conduitsqui se rendent sous les grilles des foyers des chaudières; lévacuation de lair descellules des étages supérieurs, au contraire, a lieu par le haut; à cet effet, il existedans chaque cellule une cheminée verticale à section carrée de 0 m 12 c de côté;toutes ces cheminées viennent se rendre individuellement dans une série de tuyauxcirculaires en tôle de 0 m 13 < ' de diamètre et qui courent horizontalement à la partiesupérieure du bâtiment pour aboutir aux cheminées chargées de déterminer laspi-ration générale.

Mode dappel général.

1 er projet. « Le premier projet, présenté en 1841 par M. Duvoir, noffre quuneseule cheminée par corps de bâtiment; cette cheminée, placée vers lune des extré-mités de laile du bâtiment, et qui reçoit les fumées des foyers des chaudières pla-