PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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corridor sous la galerie de service au pied des cellules; arrivé à l’extrémité du cor-ridor, il le traverse et revient gagner le bas du cylindre chauffeur, en rampant sousla galerie de service opposée ; une circulation continue s’établit dans cet appareillorsque l’eau a été échauffée. A chaque étage se trouve un appareil semblable àcelui que nous venons de décrire, ce qui rend les chauffages des différents étagesparfaitement indépendants les uns des autres. Des tuyaux de cuivre d’un petit dia-mètre amènent la vapeur dans un cylindre de cuivre placé dans l’intérieur de l’ap-pareil chauffeur.
« L’introduction de la vapeur est réglée par un robinet; l’eau qui environne letuyau intérieur s’échauffe par la condensation de la vapeur; l’eau de condensationretourne à la chaudière.
«L’air qui doit servir au chauffage et à la ventilation des cellules pénètre de l’ex-térieur par des bouches munies de grilles; il se rend dans une gaine triangulaireen pigeonnage, établie au-dessous de chaque galerie de service, et autour du tuyaude circulation. Dans le but d’arriver à un chauffage uniforme pour chaque cellule,M. Grouvelle n’établit un conduit d’appel extérieur que de deux en deux cellulesseulement ; ce conduit, pratiqué dans l’épaisseur de la voûte , correspond à la paroide séparation des deux cellules; deux conduits obliques, partant à peu près dumême point, versent l’air dans les deux cellules contiguës, l’un à droite, l’autre àgauche. L’introduction de cet air chaud a lieu par le bas et au fond de chaquecellule (1).
« Un système analogue de chauffage, et par le même foyer, est affecté au servicedu bâtiment de l’administration.
« L’air appelé du dehors au rez-de-chaussée, s’échauffe dans un coffre garni detuyaux à circulation d’eau chaude ; il est versé par des bouches dans les cellules dedépôt, le greffe, le cabinet du directeur, la salle des séances de la commission desprisons , et au premier étage , dans les salons et les salles à manger des deux loge-ments. Le même tuyau à vapeur se rend dans les piédestaux en fonte remplis d’eau,qui sont destinés au chauffage du greffe, de la salle d’entrée, des salles de visiteet de la lingerie.
« La rotonde est chauffée par les fumées des générateurs, qui passent dans uncaniveau, et se rendent sous des plaques circulaires de fonte placées dans le sol.Une bouehe centrale verse dans l’enceinte l’air qui s’est échauffé contre un tuyaude fonte placé dans le caniveau.
Ventilation.
« L’appel général de l’air destiné à la ventilation des cellules et de tous les bâti-ments, est déterminé par une cheminée placée au centre du bâtiment et montant dufond des caves. Le foyer destiné à produire le tirage dans la cheminée, se trouveprès des générateurs, et à la portée du chauffeur ; cette centralisation des foyerspermet à un seul homme de régler le chauffage et la ventilation de toute la prison (2).
(1) M. Grouvelle avait d'abord songé à verser l’air chaud par la partie supérieure de la cellule-mais il a renoncé à celte disposition pour lui substituer celle qui vient d’être décrite, d’après l’avisde la commission du conseil général.
(2) Cette disposition ne figurait pas dans le premier projet de M. Grouvelle; l’air des cellules de
a lmenl ® e rendait par les combles dans une cheminée, où le tirage était déterminé par unfoyer a coke placé à la partie supérieure.