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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
« L’évacuation de l’air de chaque cellule a lieu par une fente étroite pratiquée dansle coffre en bois où se trouve le vase de nuit. Un conduit vertical placé dans l’épais-seur du mur, et distinct pour chaque cellule, afin d’éviter toute communication dela voix, détermine l’expulsion de l’air qui s’est précipité dans le coffre ; ainsi le vasede nuit se trouve enveloppé par l’air de ventilation qui s’échappe par la cheminéeverticale , et aucune émanation nauséabonde ne peut se répandre dans la cellule.
« L’emploi du coffre ventilé pour le vase mobile, évite la dépense qu’aurait occa-sionnée la construction de 1,200 appareils hydrauliques.
“ Toutes les cheminées de ventilation situées d’un même côté du bâtiment vien-nent aboutir dans les combles à une même gaine horizontale, en sorte que deuxgaines seulement reçoivent l’air de la totalité de chaque aile de bâtiment. Les douzegaines horizontales de ces six corps de bâtiment, descendent des combles sur la ter-rasse circulaire de la rotonde, et se rendent dans une gaine générale circulaire con-struite sur cette terrasse et abritée par un petit toit en tuiles ; une cheminée des-cendante, met cette gaine en communication avec le bas de la grande cheminéed’appel général.
« Le tirage est déterminé, 1° par la chaleur perdue de la fumée provenant dufoyer des générateurs, et qui se rend dans la cheminée d’appel par un tuyau defonte ; 2“ par un foyer à coke qui sert de moyen d’appel complémentaire, et dont lacombustion lente est alimentée par l’air même de ventilation des cellules. Les cor-ridors sont ventilés par de l’air chauffé dans la cave à l’aide d’un calorifère construitsur un four à coke ; cet air versé dans la rotonde, est appelé dans les corridors pardes ouvertures pratiquées aux extrémités ; l’expulsion a lieu par des conduits abou-tissant aux parois latérales des gaines dans les combles.
« L’été , l’air, puisé à l’extérieur pour la ventilation des cellules , sera amené entotalité du côté du nord ; une partie de l’air de la gaine nord est versée dans le cor-ridor, et les gaines sud sont alimentées par l’air du corridor; celui-ci se trouveainsi fortement ventilé.
Cabinets de vidange. — « M. Grouvelle a proposé, et le conseil général a arrêtéque la dernière cellule de chaque aile de bâtiment serait affectée à la vidange desvases extraits des cellules par les corridors. Chacune de ces cellules est munie d’unedouble porte pour empêcher que l’odeur se répande au dehors ; en outre une venti-lation active y a été ménagée. L’air de ventilation appelé à travers les tuyaux dedescente affectés à la vidange, vient se rendre, après avoir parcouru ces tuyaux, dansla gaîne supérieure. M. Grouvelle fait remarquer que ce système de cabinets devidange, ainsi que l’emploi du coffre ventilé pour le vase de nuit, constitue unensemble de dispositions adoptées par le conseil général, et dont la décision, inséréeau Moniteur, a dû suggérer à son compétiteur, M. Duvoir, les dispositions analo-gues que ce dernier a proposées plus tard pour le même objet. Nous avons trouvéjoints aux notes deM. Grouvelle tous les calculs qui lui ont servi de base, pour fixerles dimensions relatives de ses appareils et les rendre capables de satisfaire auxconditions qu’il s’est imposées.
« Le devis du projet de M. Grouvelle s’élève à 223,859 fr.
« M. Grouvelle a établi le prix du chauffage et de la ventilation, en s’engageant,au besoin, à se charger de la conduite des appareils pour les prix indiqués. Cescalculs ont été faits dans l’hypothèse du chauffage des cellules à une températurede 15°, et d’une ventilation de 10,000 mètres cubes à l’heure , savoir : 7,200 mètrescubes pour les cellules (ce qui représente 6 mètres cubes par cellule et par heure),