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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
deuxième étage. M. Duvoir prétend aussi que la différence de température entrel’air des cellules et l’air du corridor ne sera que de 2°, parce qu’il augmentera lenombre et l’étendue des orifices de communication , pour que le chauffage des cel-lules ait lieu pour cette petite différence de température Mais les dimensions deces orifices doivent être déterminées avant la construction des cellules, et nous nesavons sur quelles bases on peut fonder les calculs.
« Ce mode de circulation de l’air du corridor dans les cellules, et des cellules dansle corridor, aurait l’inconvénient de remettre l’air vicié en circulation, d’exiger uneplus grande ventilation pour l’assainissement, et de permettre à un détenu d’in-fecter à volonté tout son quartier.
« Quant au nouveau projet de chauffage direct des cellules par des courants d’airchaud émanant des poêles, et s’élevant à travers les murailles, projet dont M. Duvoirnous a donné communication verbale, mais dont nous ne trouvons aucune tracedans les documents qui nous ont été remis, il produirait sans aucun doute unegrande inégalité de température dans les cellules des différents étages. Il en seraitde même d’un troisième mode de chauffage, dont il n’est pas plus question que duprécédent, et qui consisterait à chauffer les cellules, comme nous venons de le dire,et à chauffer ensuite les couloirs par l’air des cellules.
« En mettant à part les inconvénients que nous venons de signaler, le mode dechauffage adopté par M. Duvoir nous paraît moins avantageux que celui danslequel l’air de ventilation débouche par un seul orifice pratiqué dans le sol, parceque cette dernière disposition permet aux détenus de se chauffer les pieds dans lecourant d’air chaud.
« Dans le premier projet présenté par M. Duvoir, la sortie de l’air des celluless’effectue par des tuyaux qui vont aboutir près de la partie supérieure des chemi-nées des fourneaux. Cette disposition produirait évidemment des effets si faibleset si varibles, qu'il n’est pas nécessaire d’insister sur son insuffisance. Dans letroisième projet, la ventilation des cellules du premier et du deuxième étage s’ef-fectue par douze cheminées qui partent des combles, dans lesquelles aboutissent lestuyaux de sortie de l’air des cellules, et qui renferment chacune un poêle à eauchaude, chauffé par un foyer intérieur. Cette disposition, dans laquelle il y a dix-huit foyers à entretenir, dont douze dans des greniers qui ne communiquent pasentre eux, exigerait trop de soins, trop de surveillance, et présenterait trop dechances d’incendie pour être admise.
Enfin, le deuxième projet, le seul qui nous paraisse mériter d’être examiné, nediffère du troisième que par le mode de chauffage des poêles. L’eau qu’ils renfer-ment est chauffée par les chaudières qui se trouvent dans les caves de la rotonde.Dans ce projet, comme dans le troisième, la ventilation des cellules du rez-de-chaus-sée et de ses couloirs a lieu par les foyers des fourneaux, et celle des autres étagespar des cheminées renfermant des poêles à eau chaude. Nous examinerons succes-sivement ces deux modes d’appel.
( la suite à une prochaine livraison. )