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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

quils se trouvent sur les lieux de fabrication, ils sont en rapport plus directavec les manufacturiers, avec les propriétaires dusines et peuvent ainsiplus aisément en obtenir des commandes. Nous ne croyons pas cependantquavec les progrès que fait chaque jour lindustrie, les constructeurs dela capitale aient à craindre de manquer de travaux : constamment en voiede progrès, nous sommes appelés à voir surgir journellement de nouvellesidées, de nouvelles inventions qui exercent et occupent nos mécaniciens.

On commence enfin à mieux rendre justice à lintelligence, à la capacitédes constructeurs français , et grâce aux nouveaux droits de douanes, éta-blis sur les machines étrangères (1), on va moins chercher chez nos voisinsce que lon peut fort bien faire chez nous. Ainsi les machines de bateaux,les machines locomotives, que certaines personnes ( dont plusieurs assezhaut placées ) assuraient quil nétait pas possible dexécuter en France , ily a seulement encore quelques années, se confectionnent, se fabriquentavec toute lexactitude, toute léconomie désirables, comme si lon avaitdéjà lexpérience dun quart de siècle. Il est vrai que les compagnies dechemin de fer, voyant sans doute le succès tout récent de nos construc-teurs, veulent leur faire concurrence en se mettant à construire elles-mêmes tout leur matériel dans leurs propres ateliers ; mais nous sommesconvaincu que ce ne sera quau détriment des actionnaires, car, commenous avons pu déjà nous en rendre compte par nous-même, les construc-tions seront beaucoup plus dispendieuses ; il en sera évidemment de cestravaux, comme de tous ceux qui sont exécutés dans les ateliers du gou-vernement : partout lexécution est conduite par des hommes simple-ment appointés, fussent-ils les plus capables , eussent-ils les plus beauxtitres, il ny a jamais lintérêt, léconomie, la simplicité apportés dans lesmoyens de faire, comme lorsquelle est dirigée par le propriétaire mêmequi sait que tout son avenir dépend de sa bonne fabrication, qui a lespritconstamment tendu à chercher des procédés plus expéditifs, moins dis-pendieux pour arriver aux meilleurs résultats.

Que lon compare, par exemple, le prix de revient dun bateau à vapeurconstruit par des mécaniciens comme MM. Mazeline, Cavé, Gâche, etc.,avec celui dun navire de la même puissance construit par la marineroyale, on trouvera une différence énorme qui nest pas moins de 1 à 2,et souvent même de 1 à 3. Nous prétendons quil en sera de même des loco-motives construites par les compagnies, si on leur accorde ce privilège,qui deviendrait une faveur, un monopole auxquels elles nont pas, ellesne doivent pas avoir droit.

Pour nous, nous sommes heureux, quand nous avons loccasion deparler dun industriel, dun fabricant, qui a su, par son travail, par sesétudes, par ses capacités, acquérir une réputation dans la construction oudans la fabrication, et nous ne manquons pas den profiter. Cest ainsique sest élevée, comme par enchantement, la maison de MM. Mazeline

(1) Voir le iv« volume de ce recueil.