PUBLICATION INDUSTRIELLE.
99
frères. Aussi, après avoir visité plusieurs fois leur grand et bel établisse-ment qui est parfaitement outillé et bien conduit, nous étions désireuxde publier plusieurs de leurs appareils, que par une obligeance touteparticulière, dont nous les remerçions, ils ont mis entièrement à notredisposition.
Nous commençons par le moulin à trois cylindres avec la machine adhé-rente, semblable à celle qu’ils avaient envoyée à l’exposition de 1844. Ona remarqué ce système différent des autres en ce que, d’une part, toutela machine est assise sur une plaque de fondation, que l’on assujétit surquatre forts dés en pierre, et que d’un autre côté le moteur est inhérentau moulin même, de sorte que le bâtis et la plaque d’assise servent à lafois pour les deux appareils qui deviennent complètement solidaires.
DESCRIPTION DE LA MACHINE ET DU MOULIN,
REPRÉSENTÉS PL. 2.
Nous avons représenté sur la fig. 1 l’ensemble de ce double appareil,en élévation du côté du cylindre à vapeur; sur la fig. 2, un plan général vuen dessus, et sur la fig. 3 une projection latérale de côté. La fig. 4 est unesection verticale faite au milieu des cylindres suivant la ligne 1—2, et lafig. 5, une projection horizontale à la hauteur de la ligne 3 —4.
Du moulin et de son batis. — On voit aisément par ces figures quele moulin proprement dit se compose de trois forts pylindres en fonte A,A' et A 2 , dont le premier est à la fois mis en contact avec les deux autressur lesquels il est placé. La longueur et le diamètre de ces cylindres esten rapport avec la puissance disponible qui doit les faire mouvoir; nousferons voir plus loin quelles sont les dimensions adoptées par MM. Maze-line pour correspondre aux forces des moteurs.
Nous avons déjà indiqué que ces cylindres sont montés avec soin surdes arbres en fer corroyé a, a' a 2 , ajustés et mobiles dans de larges cous-sinets en bronze b, dont l’un, celui du cylindre supérieur, est fixe, et lesdeux autres sont variables au moyen des vis de pression c. Les deux fortscôtés en fonte B du bâtis inférieur, qui portent ces coussinets, doivent être,comme on le sait, très épais, pour présenter une grande solidité; ils sontfondus avec de larges et fortes oreilles d qui correspondent à des oreillessemblables, appartenant aux entretoises à nervures C, et qui sont traver-sées avec celles-ci par les vis verticales e, au moyen desquelles on assu-jétit l’appareil, après l’avoir réglé, sur quatre grandes rondelles de fonte/. Celles-ci sont à leur tour assises sur autant de dés en pierre qui formenttoute la fondation de la machine. Ainsi on comprend que le montage d’untel système de moulin, dans les colonies, où les bons ouvriers sont rares,et doivent par conséquent être ménagés, devient d’une extrême simpli-cité , puisqu’il suffit de l’asseoir sur quatre forts dés en pierre ou sur despièces de charpente. En quelques jours, on peut, en effet, mettre en