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PUBLICATION INDUST1UELLE.
communication de mouvement est tout à fait directe, et par la course deO m 90, donnée au piston à vapeur, il ne doit pas marcher avec une vitessede plus de 70 à 75 centimètres par seconde, ce qui donne à l’arbre I, 24 à25 tours et aux cylindres 3, 5 à 3, 6 révolutions par minute, c'est-à-direque suivant le diamètre de ces derniers, leur vitesse à la circonférencen’est pas de plus de 11 à 12 centimètres par seconde, qui est la vitessehabituellement adoptée par MM. Mazeline. Nous ferons voir plus loin àquel travail correspondent ces données.
On a pu remarquer sur le dessin que comme, d’un côté, le volant esten dehors du bâtis, et de l’autre, la manivelle qui reçoit l’action du piston,les constructeurs ont eu le soin de faire porter les tourillons de l’arbre Isur de très-larges coussinets, qui lui donnent une grande assise et toute lasolidité désirable.
La vapeur est admise dans la boîte de distribution S qui est adaptée aucylindre, elle y arrive par le tube en cuivre o qui communique au généra-teur, et qui est muni d’un robinet et d’une soupape d’admission. Cetteboîte est représentée, fig. 6 et 7, en élévation et en coupe verticale, avecle tiroir S', qui est réglé comme dans les machines ordinaires, et reçoit unmouvement rectiligne alternatif, de manière à venir découvrir alternative-ment les lumières d’entrée n, n', et à les mettre successivement en com-munication avec l’orifice d’échappement n 2 . Sa tige s' est suspendue à unetraverse supérieure en fer aux deux extrémités de laquelle sont attachéespar articulation les deux tringles p, qui, prolongées jusqu’au bas ducylindre, s’assemblent à fourchette avec le levier à double branche q. Cedernier se relie à son tour avec la grande tringle en fer rond r, qui s’élèvejusqu’au tirant r 2 en fer méplat (fig. 9), lequel est adapté par une clavetteà la bague de l’excentrique circulaire s , monté sur l’arbre moteur. Onpeut, à volonté, suspendre la marche de ces pièces et du tiroir à l’aide dela grande manette t (fig. 8), qui est à la disposition de l’ouvrier mécanicienchargé de conduire la machine; il suffit pour cela de retirer une petite cléqui traverse le manchon r' par lequel les deux parties de la tringle r sontassemblées, puis d’appuyer sur cette manette qui par les deux brides en ferplat t' se relie avec la partie inférieure de la tringle pendant qu’elle trouveson appui sur la partie supérieure. Il résulte de cette disposition que sipendant le service de l’appareil, il se présente une résistance soudaineaccrue par une trop grande quantité de cannes sur les cylindres, on peutarrêter immédiatement en débrayant le tiroir de distribution par la ma-nette, et par suite éviter des accidents; cette manette sert aussi à mettre lamachine en marche, puisquelle permet de manœuvrer le tiroir à la maintrès-aisément.
L’ouverture de la soupape d’admission qui est appliquée contre la boîtede distribution est réglée par un modérateur à force centrifuge que l’on voitsur le sommet de la machine, porté par une chaise en fonte H' et mis enmouvement par les deux engrenages d’angle x' et >/. La bague mobile qui