PUBLICATION INDUSTRIELLE.
lût
l’axe du cylindre A qui ne varie pas de position une grande roue droite enfonte M, qui reçoit son mouvement d’un pignon sensiblement pluspetit L, placé au-dessus sur un arbre intermédiaire en fer forgé m'. Surcet arbre est une autre roue droite K, commandée par un pignon droitmonté sur l’axe I du moteur. Par les rapports établis entre ces diversengrenages, on comprend sans peine que, quoique celui-ci tourne avecune vitesse de 24 à 25 révolutions par minute, les axes des cylindrespeuvent ne faire que 3 tours à 3 tours 112 dans le même temps.
Le mouvement transmis au premier cylindre A se communique auxdeux autres inférieurs par les forts pignons N, N 1 , N 2 , qui sont de mêmediamètre, et que souvent on fond avec des joues pour leur donner plus desolidité. Comme ce sont les pièces qui, avec les cylindres et leurs axes,fatiguent le plus, il est essentiel de les établir de manière à présenter unegrande résistance; c’est ce qu’ont soin de faire MM. Nillus et Mazeline, quiont l’expérience de ces sortes d’appareils.
La chaîne sans fin F qui amène la canne aux cylindres est mise enmouvement par un engrenage droit G', commandée directement par laroue M, mais d’une construction beaucoup plus légère, et pour cela moinslarge de denture; les constructeurs n’ont même, pour simplifier cetteroue, supposé des dents que de deux en deux, ce qui est suffisant pourconduire une chaîne qui, après tout, n’exige que très-peu de force.
A l’une des extrémités de l’arbre moteur I est le volant V que, dans l’ori-gine, les constructeurs crurent devoir disposer avec un système de freinpour que, dans le cas d’une résistance trop grande, le moulin n’occasion-nât pas d’accident. Mais, soit que par l’emploi de la chaîne qui amènerégulièrement la canne aux cylindres, les chances d’accident n’aient pluslieu, soit pour tout autre motif, cette disposition a été supprimée, et levolant est construit comme à l’ordinaire.
Machine a vapeur adhérente. — Le bâtis, composé des deux fortesbases B et des deux châssis H, sert non-seulement à porter les pièces dumoulin et les transmissions de mouvement, mais encore toute la machineà vapeur, comme on peut aisément le voir par le dessin. Cette machine est,du reste, à haute pression ; pour les colonies, il faut presque toujours lesfaire ainsi, parce qu’elles sont plus simples, plus faciles à soigner, et sur-tout parce que généralement on a peu d’eau pour les alimenter. Elle con-siste donc simplement en un cylindre à vapeur O, qui, par une très-forteoreille, est porté sur la base extérieure de l’un des côtés B du bâtis. Latige T du piston renfermé dans ce cylindre est assemblée directement pararticulation à la bielle P, construite en forme de fourche, pour donnerpassage au prolongement de la tige, afin qu’elle puisse être guidée, danssa marche rectiligne, en traversant les douilles alésées ménagées vers lesommet et la partie inférieure des coulisseaux en fonte B, boulonnés surle cylindre même. La bielle est assemblée, à son tour, avec le bouton dela manivelle Q qui est montée à l’extrémité de l’arbre moteur. Ainsi, la