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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Pour remplir l’instrument de mercure et d’eau, des ouvertures ferméespar des vis en fer sont ménagées, les unes aux sommets des coudes supé-rieurs de tous les siphons renversés, les autres sur une même ligne horizon-tale au milieu de la hauteur des branches verticales situées d’un môme côté.On remplit d’abord, par ces dernières ouvertures b, les parties inférieures detous les tubes, de mercure que l’on introduit au moyen d’un petit enton-noir à tige recourbée. L’on verse du mercure dans chaque tube, jusqu’àce qu’il vienne affleurer les ouvertures, puis l’on retire les vis a qui fermentles ouvertures ménagées aux sommets des coudes supérieurs, et on yverse, à l’aide d’un entonnoir élevé à tige effilée, de l’eau, de manière àremplir complètement les parties supérieures des branches verticales.
Ainsi, par ces dispositions, les tubes peuvent être garnis avec la plusgrande facilité, et se conserver dans un parfait état d’une manière indé-finie.
Pour parvenir à rendre cet instrument véritablement manufacturier etsurtout applicable aux locomotives comme aux bateaux, voici les diversesparticularités qu’il présente dans sa construction entière.
La partie supérieure de la première branche C porte un petit coudequi permet d’y appliquer le robinet A, lequel est lui-même adapté autuyau F qui communique avec la chaudière par un écrou à vis formantboîte à étoupes G.
Et de même la partie supérieure de la dernière branche C 22 , que l’on acourbée pour la faire venir en avant de l’instrument, reçoit le tube deverre D, qui y est retenu solidement d’une manière fort simple, c’est-à-dire qu’on a soudé au sommet du tube C 22 , une bague en fer qui en aug-mente le diamètre et qui est filetée extérieurement afin de recevoir un écrouE qui embrasse le tube de verre et vient former le joint très-complètementen pressant sur de l’étoupe, une rondelle de cuir ou d’autre matière. L’autreextrémité du tube est aussi assemblée de même avec le tuyau courbé F,qui s’y rapporte pour le faire communiquer avec le tuyau réservoir B, desorte que le tube peut librement jouer dans le sens de sa longueur, suivantla dilatation plus ou moins sensible qu’il serait susceptible d’éprouver, sanscependant permettre aucune fuite par les joints.
Le tuyau réservoir B est d’un diamètre sensiblement plus grand quetous les autres parce qu’il a pour objet de recevoir le mercure qui pourraitêtre projeté au-dessus du sommet du tube de verre, dans le cas d’unepression accidentellement plus considérable qui aurait lieu dans la chau-dière. On a ainsi l’avantage de ne pas perdre de mercure, quelles quesoient d’ailleurs les plus fâcheuses circonstances dans lesquelles on pourraitse trouver.
On voit sur les fig. 2,4 et 5 la jonction du tuyau courbel avec le sommet dugros tuyau réservoir B, c’est aussi un assemblage avis et écrou extérieur E'qui est bien suffisant et présente toutes les garanties de durée et de solidité.
I)e chaque chaque côté du tube de verre est placée une double règle