PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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graduée H, en cuivre très-mince, sur laquelle se trouvent faites toutes lesdivisions, indiquant d’un côté les atmosphères et les dixièmes d’atmo-sphère, et de l’autre les degrés de températures correspondantes aux pres-sions. Cette double règle est reliée par le bas à une bride en fer J, qui em-brasse par son milieu la dernière branche du tube de fer ; et à sa partiesupérieure elle porte sur la face intérieure deux oreilles ou platines à cou-lisse K, qui, au moyen de deux vis d, les retiennent solidement aux pattesou brides L. Ces platines sont à coulisse afin de permettre de placer la doublerègle graduée exactement dans la position qu’elle doit occuper, suivant lesdivisions correspondantes aux pressions. Elle est ainsi mobile pour obvierà la différence de dilatation du mercure et de l’eau par les variations de tem-pérature, et aussi à la différence de pression résultant des colonnes d’eauou de vapeur condensée. De sorte que l’on peut toujours revérifier soi-même son instrument en fermant le robinet A, et dévissant la vis carréequi est à la partie supérieure du premier tube ou réservoir d’eau C, ce qumet en communication avec la pression atmosphérique les deux extré-mités du manomètre. Après avoir préalablement ramené la division aupoint zéro, on remet la vis, et l’instrument se trouve réglé avec toutel’exactitude désirable.
Pour fixer le tuyau réservoir de manière qu’il ne puisse tourner sur lui-même , ni monter ni descendre, il porte vers le haut deux petites sailliese ( fig. 8 ) qui l’engagent dans des encoches pratiquées exprès dans deuxdes pattes supérieures, et dans le bas il est muni d’une petite tige tarau-dée/, qui, au moyen d’un écrou g , le retient solidement à une embase ouplatine en fer h, rapportée entre les deux pattes inférieures U avec les-quelles elle fait corps (fig. 9 ). Il est évident que lorsque les saillies sontdans les encoches, et que la petite tige se trouve au milieu de cette pla-tine h, si on serre l’écrou g, tout le tuyau est maintenu d’une manièreinvariable, et avec toute la solidité désirable. De petites ouvertures i ontété ménagées à la partie supérieure du tuyau réservoir B pour l’entrée del’air atmosphérique dans l’intérieur de l’instrument.
M. Richard a aussi appliqué sur la première branche G du mano-mètre un robinet R, tout à fait semblable à celui A, qui permet l’intro-duction de la vapeur de la chaudière dans la partie supérieure du tube ;à l’aide de la poignée, dont la clé de ce robinet est munie, on peut lemanœuvrer à volonté, pendant la marche même de la locomotive, ce quipermet de nettoyer ce tube facilement et avec la plus grande célérité. Celaest d’autant plus avantageux que l’on emploie souvent des eaux sales,chargées de calcaire, pour alimenter la chaudière, de sorte que la vapeurforme des dépôts dans l’intérieur du tube et le salit assez promptement.
Comme les orifices qui sont bouchés par les vis a sont d’un petit dia-mètre, et qu’ils ne permettent pas par cela même d’introduire directementle liquide dans chacune des branches de tubes, à cause de l’air à qui ilfaut donner issue, on emploie un petit instrument au moyen duquel cette