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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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introduction est rendue facile et prompte. Il consiste simplement en un tuberéservoir dun diamètre assez grand, et à la base duquel est un tube très-petit qui peut aisément pénétrer dans les trous laissés libres, lorsque lesvis a sont enlevées. Il est aisé de concevoir quen versant le liquide dansle tuyau réservoir il se rend sans difficulté par le petit tube inférieur dansla branche du manomètre sur laquelle linstrument est placé; lair trouvantsuffisamment dissue autour de ce petit tube qui laisse du jour entre lacirconférence et celle du trou dans lequel il est introduit, séchappe néces-sairement au dehors et ne soppose nullement à ladmission du liquide.

Pour que la branche qui porte ce tube de verre soit bien portée et en-tièrement solidaire avec les autres, on sarrange de telle sorte quelle soitembrassée par les pattes en fer L, qui sont coudées à cet effet en formede bride, et qui retiennent en même temps les branches voisines avec lespattes à équerre L', au moyen desquelles on assujétit linstrument sur ungrand support M, qui sélève au-dessus de la chaudière, sur laquelle ilest boulonné (fig. 1 et 5 ).

Ce support permet de placer lappareil au-dessus du foyer et entière-ment à la portée du chauffeur ou du mécanicien qui, de cette sorte, peuttoujours lavoir à sa disposition et observer à chaque instant le degré depression de la vapeur dans la chaudière.

Il est bon dobserver que, lors même que le tube de verre se briserait,linstrument peut présenter avec une colonne de moins presque la mêmerésistance que primitivement, il ny a que le mercure contenu dans le tubede verre qui est perdu. Supposons, par exemple, que lappareil se composede 10 colonnes, la division sera réduite au 20 e de sa grandeur ; supposonsquil puisse aller à 6 atmosphères et que lon marche généralement à 4, sile tube vient à casser, leffet aura lieu dans les 9 autres colonnes, et si leliquide quelles renferment était apparent, on verrait que les divisionsatmosphériques naugmenteraient que de 1 /19 e ; par conséquent, comme1/19® daugmentation néquivaudrait pas aux 2 dernières atmosphères àparcourir, il ny aurait donc que le mercure contenu dans le tube de verrequi serait perdu.

Le grand avantage de cet instrument est sans contredit, comme nouslavons déjà fait remarquer, de pouvoir être rectifié et ramené constam-ment à son état normal, à laide des vis qui sont rapportées au milieu destubes pour régulariser les colonnes deau et de mercure.

Nous compléterons cet article en donnant, daprès lintéressant rapportque M. Combes fit à la Commission centrale des machines à vapeur, lesrésultats dexpériences faites sur le manomètre à air libre de M. Richard,par M. Combes lui-même. Nous ferons remarquer que le manomètre, quia servi aux expériences, navait pas été suffisamment vérifié ; cétait le pre-mier qui était venu à Paris . M. Richard nous a assuré que les manomètresquil construit sont beaucoup plus précis, tous les tubes sont calibrés avecbeaucoup de soin, et il les règle très-exactement avant de les livrer.