PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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introduction est rendue facile et prompte. Il consiste simplement en un tuberéservoir d’un diamètre assez grand, et à la base duquel est un tube très-petit qui peut aisément pénétrer dans les trous laissés libres, lorsque lesvis a sont enlevées. Il est aisé de concevoir qu’en versant le liquide dansle tuyau réservoir il se rend sans difficulté par le petit tube inférieur dansla branche du manomètre sur laquelle l’instrument est placé; l’air trouvantsuffisamment d’issue autour de ce petit tube qui laisse du jour entre lacirconférence et celle du trou dans lequel il est introduit, s’échappe néces-sairement au dehors et ne s’oppose nullement à l’admission du liquide.
Pour que la branche qui porte ce tube de verre soit bien portée et en-tièrement solidaire avec les autres, on s’arrange de telle sorte qu’elle soitembrassée par les pattes en fer L, qui sont coudées à cet effet en formede bride, et qui retiennent en même temps les branches voisines avec lespattes à équerre L', au moyen desquelles on assujétit l’instrument sur ungrand support M, qui s’élève au-dessus de la chaudière, sur laquelle ilest boulonné (fig. 1 et 5 ).
Ce support permet de placer l’appareil au-dessus du foyer et entière-ment à la portée du chauffeur ou du mécanicien qui, de cette sorte, peuttoujours l’avoir à sa disposition et observer à chaque instant le degré depression de la vapeur dans la chaudière.
Il est bon d’observer que, lors même que le tube de verre se briserait,l’instrument peut présenter avec une colonne de moins presque la mêmerésistance que primitivement, il n’y a que le mercure contenu dans le tubede verre qui est perdu. Supposons, par exemple, que l’appareil se composede 10 colonnes, la division sera réduite au 20 e de sa grandeur ; supposonsqu’il puisse aller à 6 atmosphères et que l’on marche généralement à 4, sile tube vient à casser, l’effet aura lieu dans les 9 autres colonnes, et si leliquide qu’elles renferment était apparent, on verrait que les divisionsatmosphériques n’augmenteraient que de 1 /19 e ; par conséquent, comme1/19® d’augmentation n’équivaudrait pas aux 2 dernières atmosphères àparcourir, il n’y aurait donc que le mercure contenu dans le tube de verrequi serait perdu.
Le grand avantage de cet instrument est sans contredit, comme nousl’avons déjà fait remarquer, de pouvoir être rectifié et ramené constam-ment à son état normal, à l’aide des vis qui sont rapportées au milieu destubes pour régulariser les colonnes d’eau et de mercure.
Nous compléterons cet article en donnant, d’après l’intéressant rapportque M. Combes fit à la Commission centrale des machines à vapeur, lesrésultats d’expériences faites sur le manomètre à air libre de M. Richard,par M. Combes lui-même. Nous ferons remarquer que le manomètre, quia servi aux expériences, n’avait pas été suffisamment vérifié ; c’était le pre-mier qui était venu à Paris . M. Richard nous a assuré que les manomètresqu’il construit sont beaucoup plus précis, tous les tubes sont calibrés avecbeaucoup de soin, et il les règle très-exactement avant de les livrer.