PUBLICATION INDUSTRIELLE. 119
motives qu’il emploie au remorquage des wagons vides ou chargés, à la remontede Rive-de-Gier à Saint-Étienne .
MM. Schneider du Creuzot ont adapté des manomètres semblables à leurs chau-dières de bateaux à vapeur. Le prix de ces instruments, pouvant accuser des pres-sions de 7 à 7 1/2 atmosphères, est de 200 francs; il est nécessairement moindrepour des pressions inférieures.
11 résulte de ce qui précède :
1 ° Que le manomètre raccourci de M. Richard peut être facilement adaptéaux chaudières de machines locomotives, comme aux chaudières de bateaux àhaute pression.
2° Que les indications de ce manomètre, sans comporter le même degré d’exac-titude que celles du manomètre ordinaire à air libre et à long tube de verre , telqu’il est décrit dans l’instruction ministérielle du 22 juillet 1843 , sont cependantsusceptibles d’une précision suffisante pour les besoins de la pratique, pourvu queles tubes en verre ou en fer aient été choisis aussi bien calibrés que possible, queles deux points extrêmes de l’échelle aient été déterminés par comparaison directeavec un manomètre bien construit, et que l’on ait soin de vérifier fréquemment etderectifier au besoin la position du point de départ de l’échelle.
3° Que la division de l’échelle par un calcul qui suppose l’égalité du calibre in-térieur des tubes en fer et en verre sera presque toujours fort inexacte et doit êtrerejetée ; qu’en conséquence il sera indispensable, quand on remplacera le tube enverre d’un manomètre de M. Richard, de remplacer aussi l’échelle, ou du moins dela vérifier de nouveau.
J’estime en conséquence qu’il y a lieu de la part de M. le ministre des travauxpublics :
Premièrement, d’accorder son approbation au manomètre de M- Richard, sousles réserves indiquées dans ce qui précède, comme étant utilement applicable auxchaudières des machines locomotives et des bateaux auxquelles il est impossibled’adapter des manomètres ordinaires à air libre, à cause de la trop grande lon-gueur du tube.
Deuxièmement, d’adresser à M. Richard une copie de l’avis de la commission,et de faire imprimer cet avis dans les Annales des Mines et dans les Annales desPonts et Chaussées, avec la gravure de l’instrument ;
Troisièmement, de demander àM. l’ingénieur en chef des mines, chargé du ser-vice central de la partie métallurgique et de la surveillance des chemins de fer,dans le département de la Seine , son avis sur la question de savoir s’il ne convien-drait pas de mettre un terme définitif au délai qui avait été accordé aux compagniesde chemins de fer pour se conformer à l’article 48 de l’ordonnance du 22 mai 1843,en leur prescrivant de munir le plus tôt possible les chaudières des machines loco-motives en service de bons manomètres construits, soit comme celui de M. Ri-chard, soit dans tout autre système qui offrirait le même degré d’exactitude.
La commission, après en avoir délibéré, approuve le rapport qui précède, et euadopte les conclusions. »