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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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structeurs français , et qui sest fait une réputation, bien justement acquise,par lexécution de ses presses hydrauliques, de ses machines à papier, etde tous les appareils qui se rattachent à cette importante fabrication.Cétait en 1830, vers le mois davril, lors de lexpédition de la premièrecampagne de lAlgérie . MM. Seillère et compagnie sétaient chargés de lafourniture des vivres, et se trouvaient fortement dans lembarras, pourexpédier par mer, et à une époque fixe, les foins destinés à la nourrituredes chevaux : comment, en effet, embarquer des masses de ces substanceslégères et tellement volumineuses ? Ils sadressèrent à M. Chapelle, quinavait alors quun simple et bien petit atelier, mais qui, avec lardeur etlintelligence dont il est doué, devait bientôt se développer sur une grandeéchelle. Concevoir et mettre le projet à exécution fut laffaire dun mo-ment ; en vingt et un jours et vingt et une nuits (1) M. Chapelle avait con-struit et mis en activité sept presses hydrauliques avec leurs caisses, rédui-sant le foin au quart environ de son volume, et par conséquent le rendantainsi susceptible de le charger sur un navire ; lexpédition put donc avoirlieu au jour déterminé.

La difficulté nétait pas évidemment de comprimer le foin à la pressehydraulique, puisquon la connaissait bien déjà, et M. Chapelle plus que toutautre, mais cétait de pouvoir le contenir dans des capacités fermées, demanière à rendre lopération simple, facile et rapide. La disposition de lacaisse quil a imaginée à cet effet est vraiment très-ingénieuse, aussi nousavons cru devoir la dessiner afin de la faire connaître. Nous la décrironsplus loin ; on verra que les moyens douvrir et de fermer les portes ou lespanneaux de cette caisse sont dune grande simplicité et permettent de ma-nœuvrer avec aisance et promptitude. Toutes les bottes de foin que lon yforme sont de même poids , également bien serrées et reliées soit par descordes, soit par des fers minces et plats, dits fers feuillards.

M. Chapelle a fait depuis plusieurs presses semblables, soit pour desapplications analogues, soit pour serrer et former des ballots de fil, soitencore pour comprimer les sacs, pour les apprêts des étoffes, pour lespapeteries, etc.

Vers 1832 ou 1833, M. Ch. Faivre (alors à Nantes et maintenant à Paris , il soccupe, comme ingénieur, de lorganisation des usines à sucre , desmachines à vapeur, etc.), fut aussi chargé détudier et dexécuterune pressepropre à comprimer le foin , en remplissant la condition de faire contenir200 kilog. dans 400 décimètres cubes environ, ce qui suppose que chaqueballe se composerait de 40 à 42 bottes, du poids de 4,5 à 5 kilog. M. Faivre

(1) Cétait donc une presse complète par trois jours et trois nuits; il est vrai que plusieurs partiesde ces presses étaient en bois, comme les sommiers, les caisses, etc.; maison nen comprend pasmoins quà cette époque, lon nétait pas monté comme aujourdhui, il fallait mettre une biengrande activité, et apporter beaucoup dordre et de suite pour parvenir à exécuter ces appareils ensi peu de temps. Cependant le constructeur ne fut pas récompensé, comme il le méritait, car la hui-tième presse qui lui avait été commandée et qui est devenue inutile, parce que le travail fut fait entemps, lui est restée sans avoir été payée.