PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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petites entailles demi-circulaires o , qui sont destinées â livrer passage auxcordages servant à relier les gros tourteaux de foin comprimés.
Des pompes d’injection. — Le corps de presse est alimenté par deuxpompes d’injection K, K' (fîg. 5 et 6), fondues en bronze, et portées parle couvercle de la bâche en fonte L, qui sert de réservoir d’eau. L’uned’elles est d’un diamètre sensiblement plus fort que l’autre; dans l’appa-reil que nous avons relevé les pistons P, P' de ces pompes n’ont que 0 m 032et 0 m 01G de diamètre, mais celles qui ont été appliquées à la presse repré-sentée, ont des pistons de 0 m 040 et 0 m 030, afin d’opérer plus rapidement.Ces pistons sont pleins, assemblés par leur sommet avec les balanciers M,M' qui permettent de les faire marcher à bras, et qui, à cet effet, sontchargés, par l’autre bout, des contre-poids N, N' (fig. 5) ; la distanceentre leur point d’attache au point d’appui est variable pour changer leurcourse, ainsi elle peut être au minimum de 0,072 et au maximum de0,144 , ce qui permet de varier la puissance dans le rapport de 1 à 2.
Les deux pompes puisent l’eau dans la bâche par les tuyaux d’aspirationO et O', terminés en forme de pomme d’arrosoir percée de petits trous pourne pas donner accès aux ordures, et sont munis chacun d’une soupaped’introduction^), de forme conique, avec tige évidée qui leur sert de guide,dans leur mouvement d’ascension ou de descente, sans empêcher le pas-sage de l’eau ; deux petits ressorts ou fils de fer recourbés sont attachés àl’extrémité inférieure des soupapes, pour limiter leur course. Les douillesq , dans lesquelles elles sont ajustées, sont rapportées à vis à la base descorps de pompe, et reçoivent, par un ajustement analogue, les tuyauxd’aspiration ; les joints sont fermés hermétiquement par des rondelles decuir. De môme, les pistons sont entourés d’une double garniture de cuirserrée par un bouchon à vis au sommet des corps de pompe. Ces dernièrescommuniquent, par les tubes à vis r, à une boîte commune en cuivre Q,qui portent les deux soupapes d’échappement s, surmontées des bouchonstaraudés t, qui limitent leur marche ascensionnelle et permettent d’inter-rompre leur jeu, quand on le veut. Lorsque ces deux soupapes sont ou-vertes à la fois, ce qui suppose que ces bouchons sont dévissés d’une cer-taine quantité pour les laisser jouer, les deux pompes fonctionnent enmême temps, par conséquent, l’eau qu’elles aspirent dans la bâche est en-voyée simultanément au corps de presse, par le seul et même tuyau decommunication u que l’on voit bien sur la fig. 5. C’est évidemment ce quia lieu, au commencement de l’opération, parce que la résistance de la ma-tière à presser étant encore très-faible, on peut envoyer plus d’eau sous legros piston presseur, afin de le faire marcher plus rapidement ; mais dèsque la résistance devient sensiblement plus grande, on arrête la marche del’un des pistons d’injection, du plus petit, par exemple, afin de reportertoute la puissance sur l’autre ; on diminue, il est vrai, la marche du plateaupresseur, mais aussi on opère une pression plus considérable. Lorsqu’onarrive vers la fin de l’opération, la résistance est alors bien plus grande,