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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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a dit quils avaient employé des fers laminés pour ces tirants, parce quilssont susceptibles de résister beaucoup plus à des efforts de traction que lesfers corroyés ou forgés au martinet. Ainsi il estime quon peut, sanscrainte, opérer sur les colonnes F une force de traction de plus de 1,000kilogrammes par centimètre carré, et comme leur diamètre est de 8 cen-timètres , ce qui leur donne pour section 50 centimètres carrés, soit en to-talité 50x4 = 200 centimètres carrés, il en résulte quelles peuvent en-semble résister à un effort, dans le sens de leur longueur, de

200x1,000 = 200,000 kil. au moins.

Pour ces sortes de résistance, des fers forgés de même dimension nedevraient pas être soumis à plus des 2/3 ou des 3/4 des fers laminés. Il re-garde ces derniers comme des fils de fer étirés, avec lesquels ils ont, eneffet, beaucoup danalogie, quant au travail et à la structure de la matière.Nous avons dit, dans le deuxième volume de ce recueil, que les fers degros échantillon, soumis à la rupture par extension, allaient jusquà2,500 kil., par cent. quar., que les moyens ne se rompaient quà4,000 kil., et quenfin , les fers les plus forts de petit échantillon résis-taient jusquà 6,000 kilog., mais il est évident quen pratique on ne doitpas charger les fers au delà de la moitié de leur résistance à la rupture,afin déviter les accidents le plus possible.

Les extrémités des colonnes sont nécessairement dun diamètre plusgrand que celui quelles portent dans tout le reste de leur longueur, àcause des entailles qui y sont pratiquées pour le passage des clavettesqui, elles-mêmes, nont pas moins de 0 m 145 de largeur sur 0 m 022 dépais-seur.

Les deux sommiers ont chacun 0"'450 de hauteur verticale ; en partieévidés à lintérieur, ils sont cependant consolidés par des nervures, soit au-tour du centre et sur toute la circonférence , soit autour des tirants : parconséquent, ils présentent aussi la force suffisante pour résister à la plusgrande charge pour laquelle la presse a été construite.

Le plateau inférieur E, qui est solidaire avec la tête du piston, est tout enfonte, plat dun côté pour recevoir la caisse dans laquelle le foin doit êtrepressé , et renforcé en dessous par des nervures. Le plateau supérieur Hest en bois dur, composé de plusieurs madriers réunis par des boulons j(fig. 1), et reliés, de plus , par un boulon central et par quatre brides enfer forgé k, à la pièce verticale I qui est également en bois dur et de bout :cette pièce se termine par une semelle en fer l qui butte sous le sommiersupérieur. Pour que le plateau reste constamment suspendu au-dessous dece dernier, on a attaché deux équerres en fer m, que lon traverse, ainsi quela pièce I, par un boulon à clavette n , auquel on a laissé dailleurs un peude jeu dans les oreilles, afin quil nait pas dautre effort à soutenir que lepoids seul du plateau. On remarque, à la base inférieure de ce plateau, des