PUBLICATION INDUSTRIELLE.
143
toute sa largeur, moins sa denture, de manière qu’elle ne puisse aucune-ment dévier ; ils se trouvent presque immédiatement au-dessus du bois,lorsque celui-ci a une hauteur de 30 à 32 centimètres. Les galets sont fixéssur de petits axes en acier qui tournent dans les petits coussinets h rap-portés sur les pièces à coulisse en fonte i que l’on peut faire glisser surles supports g , à l’aide de petites vis de rappel à manivelle j ; ce quipermet de faire presser les galets contre le dos de la lame, de la quantitéqu’on juge nécessaire.
Ce mécanisme paraît peut-être compliqué au premier aspect, parce qu’ilse répète plusieurs fois; mais, à bien examiner, il est réellement simple parrapport à toutes les conditions qu’il remplit et qui font que la machinemarche parfaitement, avec toute la précision désirable. La scie est telle-ment bien guidée, tellement bien maintenue dans son mouvement, qu’ellene varie pas, lors même qu’elle rencontre des parties dures, des nœuds dansle bois qu’elle découpe.
Chariots qui font avancer le bois. — Le système qui a été adoptépour faire marcher les pièces de bois, proportionnellement à la vitesse dela scie, paraît avoir beaucoup d’analogie avec celui que l’on a vu appliquédans la scierie à cylindres, à mouvement alternatif, que nous avons publiéedans le tome 3 e de ce recueil. Il consiste, en effet, en deux poupées mobileset parallèles L, L', susceptibles de se rapprocher ou de s’écarter à volontésuivant l’épaisseur des bois, et portant les rouleaux ou cylindres verti-caux M MC Le premier de ces cylindres est tout à fait uni et libre detourner sur lui-même, son axe est retenu par la double équerre en deuxpièces k qui est assemblée à rotule par un boulon à la poupée fig. 9, celle-ciest fondue avec une large plaque d’assise ajustée entre les coulisseaux l,afin de pouvoir s’avancer ou reculer suivant qu’on le juge nécessaire. D’uncôté de cette plaque est un crochet auquel est attachée la corde m , qui,passant sur une poulie de renvoi, se prolonge au-dessous du plancher del’atelier pour recevoir le contre-poids N ; celui-ci tend constamment à faireappliquer le rouleau M contre le bois ; de l’autre côté est un grand levierhorizontal à poignée n , à l’aide duquel on peut faire reculer la poupée etpar suite écarter le rouleau du bois, quand on désire ne pas le presser,soit parce qu’on veut remplacer la pièce, après qu’elle est sciée, soit pourtoute autre cause.
Le second cylindre M'est cannelé sur toute sa hauteur avec des denturesassez fines et saillantes, pour tendre à pénétrer légèrement dans le bois età former une sorte d’engrenage qui entraîne celui-ci dans sa marche. L’axede ce cylindre, qui est aussi porté par une double équerre en deuxpièces k', reçoit un mouvement de rotation très-lent, au moyen d’unepetite roue d’angle p engrenant avec une autre semblable p', montée surun petit arbre de couche en fer forgé q. Ce dernier porte une roue droitedentée r, dont on voit un détail en coupe verticale, fig. 10, et sur la circon-férence de laquelle passe la chaîne sans fin s (fig. 1), qui descend au-dessouss’enrouler sur l’une des poulies ou roues dentées du cône t , à plusieurs