PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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diamètres, afin de permettre de varier la vitesse à volonté , suivant la na-ture des bois à débiter, suivant l’avancement qu’on veut leur donner , pourla beauté du produit, ou la célérité du travail.
Puisqu’on débite deux pièces de bois B', à la fois, il faut nécessairementdeux chariots ou deux mécanismes semblables pour les faire avancer, c’estce que montre bien le dessin ( fig. l re ) sur lequel nous avons supposé uneportion du bâtis de fonte O, qui porte ces chariots, enlevée en avant, afin delaisser voir une partie des pièces du mouvement que nous venons d’expli-quer. On a donc ainsi deux cônes semblables t montés sur le même arbre decouche P, qui déjà doit tourner lentement comparativement à l’axe des pou-lies motrices. Pour cela, cet arbre est armé d’une grande roue droite en fonteQ, qui n’a pas moins de 1“ 060 de diamètre, et avec laquelle engrène un pignondroit R, beaucoup plus petit, assujéti vers le bout d’un axe intermédiaireen fer forgé T (fig. 6). Ce dernier reçoit enfin son mouvement de l’axemoteur par la paire de roues d’angle à 45° UU'; ainsi la vitesse transmisede cette manière à l’arbre P arrive aux rouleaux cannelés considérablementralentie, puisque alors, lorsqu’on découpe des sapins par exemple, elle n’estguère que de 5 mètres par 1', soit 0,083 par seconde environ, c’est-à-direque l’avancement du bois qui est déterminé par la rotation de ces rouleauxcannelés est à peine la 1/126' partie de la vitesse de la scie. Les axes desdeux engrenages R et Q sont portés, comme le montre la fig. 2, sur deuxgrands supports à consoles en fonte V, fixés sur le massif en maçonneriequi sert d’assise à toute la machine, et boulonnés par le haut, aux poutrellesX du plancher sur lequel repose la partie supérieure de l’appareil.
Mécanisme pour régler l’épaisseur des bois a débiter. — Lorsqu’onscie des madriers en planches, par exemple, il est indispensable, pour quecelles-ci aient l’épaisseur voulue, à chaque pièce découpée, de rapprocherles rouleaux de pression M et M', d’une quantité égale à cette épaisseur.On y est parvenu, d’une manière fort simple, au moyen d’une vis de rappelY, qui peut bien tourner sur elle-même, mais ne peut marcher dans le sensde sa longueur : cette vis est portée entre les deux jumelles du bâtis O, ettraverse un écrou en fer u qui est solidaire avec la base de la poupée L / :par conséquent si on la fait tourner, à l’aide des deux petits engrenagesd’angle v et de la manivelle x, on fait marcher le rouleau. Pour reconnaîtrede quelle quantité celui-ci s’est avancé, on place sur la tige de la vis uneaiguille qui correspond à des divisions préalablement tracées sur le bordd’une règle en cuivre que l’on rapporte au bâtis, à la vue de l’ouvrier.
Comme les pièces de bois à débiter présentent quelquefois de grandeslongueurs, il est utile de les soutenir de distance en distance, afin qu’elles seprésentent toujours bien horizontalement lorsqu’elles approchent de la scie.Des rouleaux en bois ou en fonte Z sont placés en avant et en arrière de lamachine, et portés par des châssis en fonte U (fig. 11) que l’on boulonnesur le plancher ou sur le sol de l’atelier ; ces rouleaux sont montés sur desaxes ou goujons qui leur permettent de tourner librement sur eux-mêmes.Du côté du sciage ascensionnel, il y a, indépendamment de ces rouleaux-