PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Ainsi on donne aux poulies des vitesses qui ne sont pas au-dessous de160 révolutions par minute, et dans certains cas elle s’élève à 175 et 180révolutions. Or , en ne comptant que sur la vitesse minimum de 160 tours,comme le diamètre de ces poulies est de l m 260, leur circonférence estalors de
1, 26 X 3,1416 = 3 m 958La vitesse de la lame est alors par minute
de 3,958 X 160 = 633, 28soit plus de 10 mètres par seconde.
Lorsqu’on débite des madriers de sapin de 22 centimètres de largeur,pour en faire des planches, l’avancement du bois peut être opéré à raisond’une vitesse d’impulsion de 4 millim. par mètre de parcours de la lame,ce qui donne 2 m ,53 de sciage pour un côté, soit 5“,06 pour les deux.
Avec ce rapport de vitesse les surfaces sont suffisamment lisses et droitespour ne rien laisser à désirer dans le commerce; si on diminuait la pres-sion ou l’avancement du bois, on pourrait peut-être obtenir des surfacesplus unies quand la lame est bien affûtée.
D’après le compte précédent, on arrive à un produit de plus de 3200 mè-tres de longueur de planches débitées dans une journée de dix heures, etcomme les planches ont 0,22 de largeur, cette quantité produit une surface de
3200 x 0,22 = 704 mètres carrés par jour, ou 70 mètres par heure.
En tenant compte des pertes de temps qui, du reste, sont de peu d’impor-tance dans une telle machine, car elles n’ont réellement lieu qu’aeciden-tellement, pour l’affûtage de la scie, par exemple, on peut toujours estimerle travail effectif à 60 mètres carrés par heure ; c’est en effet ce que l’onobtient journellement chez M. Candelot.
A Paris on paie habituellement pour le sciage des bois de sapin , 4 francsde façon par 100 mètres de longueur, lorsque les largeurs sont de 20 à22 mètres carrés de surface; suivant les produits de la machine, elle peutaisément gagner 100 à 120 francs par jour; et comme les dépenses qu’elleexige pour son entretien, pour les hommes qui la gouvernent, pour le mo-teur, etc., est environ de 20 à 25 fr. au plus par jour, on voit que, malgré lebas prix de la façon, un fabricant bien monté peut encore réaliser de fortjolis bénéfices. Pour la province, les avantages peuvent être proportionnelle-ment les mêmes, car si d’une part la façon se paie moins, d’un autrecôté les frais de moteur, de personnel, d’entretien, sont aussi sensiblementmoins élevés qu’à Paris .
Le prix d’une machine semblable à celle que nous avons représentée,prise dans les ateliers des constructeurs à Paris , est de 5,000 à 5,500 fr.
Outre cette somme, les propriétaires de brevet font payer une prime parchaque scie montée dans un rayon déterminé.