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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 145
supports, un rouleau de retenue des bois, au point où ces derniers s’en-gagent dans la denture de la scie.
On a dû remarquer sur les fig. 1 et 2 que tous les paliers des axes de lamachine sont couverts de chapeaux à réservoir d’huile o, hermétiquement fer-més, pour graisser les tourillons, les garantissant autant que possible de lapoussière, de la sciure de bois, qui pendant le travail se dégage et se déposepartout. Il importe évidemment, dans de tels appareils, d’éviter réchauffe-ment des coussinets, car les chances d’incendie sont plus grandes que danstoute autre machine ; on ne saurait donc trop prendre de précautions à cetégard, aussi nous regardons comme très utile l’emploi de ces réservoirsde graisse au-dessus de chaque tourillon.
Système de m. Legendarme pour faire avancer le rois. — Unemodification qui n’est pas sans importance, et qui a été apportée par M. Le-gendarme pour les scieries à cylindres et circulaires, trouve naturellementsa place ici, parce qu’elle peut s’appliquer également dans la machineque nous venons de décrire. Lorsqu'on débite des madriers en planchestrès-minces, pour que celles-ci soient bien dirigées jusqu’au bout, de tellesorte que les surfaces sciées soient aussi belles, aussi unies aux extrémitésque dans le milieu, M. Legendarme a pensé qu’il était utile de les guider,de les maintenir par des chaînes sans fin c' ( fig. 12 et 13 ) qui passent surdeux rouleaux parallèles M 2 , M 3 , dont un est cannelé ou denté selon lesmailles de la chaîne, et l’autre est à gorges unies. L’un des côtés de ceschaînes appartient à un plan exactement vertical et parallèle à la face dubois à découper, l’autre est tendu à un degré convenable au moyen d’unrouleau de tension t\ qui est porté par le bout d’un double levier, à l’autreextrémité duquel on tire, ou on attache un poids suffisant. On comprend sanspeine que par cette disposition le bois est parfaitement maintenu, et ne peutse dévier de la ligne qu’il doit parcourir, en avançant contre la scie, et onne risque pas de faire d’éclats, lorsqu’on arrive à l’extrémité de la course.
CALCULS ET RÉSULTATS DU TRAVAIL DE CETTE MACHINE.
On sait que dans les machines à travailler le bois, quelles qu’elles soient,on doit donner à l’outil une vitesse très-grande, non seulement pour obtenirbeaucoup de produits, mais encore pour que les surfaces soient plus lisses,plus unies; et de plus, pour que cette dernière condition soit remplie,il faut surtout que le bois qui se présente à l’action de l’outil n’avance qued’une très-faible quantité comparativement à la rapidité de celui-ci. Déjànous avons fait voir ( tom. 3 et 4) que l’on était parvenu à donner aux sciesmécaniques des vitesses considérables qui vont aujourd’hui jusqu’à 3 et 4mètres par seconde. Dans la machine que nous venons de décrire, la vitesseest triple et môme quadruple, car, par cela même qu’elle est à mouvementde rotation continue, on peut plus aisément augmenter la vitesse de la lameque dans les scies droites à mouvement alternatif.
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