Band 
Tome cinquième.
Seite
148
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

148

neut aucun succès pratique et ne servit quà ouvrir les idées de ceux quitravaillaient au môme but.

On doit à MM. Kœnig, horloger allemand , et Bauer, son élève, lespremiers résultats pratiques obtenus à laide dune presse mécanique,qui, étudiée pendant dix années, servit, en 1814, à limpression du journalanglais The Times.

Dans cette machine, la forme à types était disposée de manière à semouvoir horizontalement au-dessous du cylindre à impression sur lequella feuille de papier était tenue très-serrée au moyen dune série de cor-dons de fil, sans fin. Lencre était placée dans une boîte cylindrique delle était chassée au moyen dune vis qui pressait sur un piston parfaite-ment ajusté; lencre tombait ensuite entre deux rouleaux de fer, qui parleur mouvement de rotation, la transmettaient à plusieurs autres rouleauxsubjacents, lesquels avaient non-seulement un mouvement autour de leursaxes, mais encore un mouvement alternatif en travers. Ce système derouleaux égalisateurs se terminait par deux autres garnis de cuir qui appli-quaient lencre sur les types (1).

La seconde découverte de Kœnig fut de construire une machine capabledimprimer les deux côtés dun journal, chaque fois que les formes com-plétaient leur passage au-dessous des cylindres, ce qui sobtenait au moyende deux rouleaux, sur lesquels le papier sengageait alternativement ensuivant dans sa marche à peu près la forme dun t» horizontal. Cet appa-reil , établi en 1815 par M. T. Bensley, fut le seul que Kœnig fit construirepour imprimer des deux côtés.

En 1819 , le 19 juin, M. Amédée Durand prit un brevet dinvention de10 ans pour une nouvelle presse typographique , dans laquelle , outre unenouvelle disposition dencrage mécanique effectuée au moyen de poulies àgorge et de cordes, lauteur employait, pour la distribution de lencre , unrouleau composé dun axe en fer enduit dune assez forte épaisseur de gé-latine. Cette ingénieuse invention, qui a donné de magnifiques résultats,est employée maintenant avec succès et constitue un des progrès les plusimportants de la typographie moderne (2). Elle fut appliquée en Angle-terre sur une machine construite pour lUniversité de Cambridge , daprèsun système patenté dans ce pays, dès 1813, en faveur de MM. Donkin etBacon , et dont M. Burlrs prenait un brevet dimportation en France , le 17mai 1815 (3).

La disposition de cette machine repose sur lemploi dun prisme tournantcommandé par une roue dentée à contour polygonal et à angles arrondis.Cette méthode, de faire tourner les types autour dun même axe pour lessoumettre successivement à laction du cylindre imprimant , avait été ten-tée , ainsi que nous lavons remarqué , par le premier inventeur Nicholson.

(1) Dictionnaire des Arts et Manufactures, page 3012 ( art. Imprimerie mécanique).

(2) Brevets expires, tome x, page 280.

(3) Brevets expires, tome sii, page 227.