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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Vers la même époque M. Selligue prenait son deuxième brevet poursa presse à cylindres excentriques, M. Giroudot, ingénieur-mécanicien,prenait, le 11 septembre 1829, un brevet dinvention de cinq ans, pour unepresse mécanique propre à l'imprimerie en lettres (1), reposant sur diversperfectionnements de construction apportés aux presses de Cowper etdApplegath.

Cest aussi dans cette année, le 30 septembre, que M. Hirsch, impri-meur-graveur, se faisait breveter pour lidée nouvelle dune presse typogra-phique circulaire (2), cette forme était, disait-il, très-convenable pour ef-fectuer avec facilité toutes les opérations manuelles exigées pour ce travail.

Lapplication dun toucheur mécanique, combiné avec les presses à pla-teaux et à bras, a été tentée en 1832 par M. Selligue et a fait le sujet dunenouvelle demande de brevet de dix ans à la date du 2 juin 1832.

Quatre ans plus tard, en 1836, alors que les presses mécaniques étaienttout à fait répandues, MM. Gauthier frères, de Besançon (3), et Gaveaux,de Paris (4), tentèrent de changer entièrement la marche des feuilles etdarriver à compléter les systèmes de Napier et de Cowper en construisantune presse qui pût servir aussi bien à limpression des ouvrages de ville quedes labeurs (5) et ouvrages de luxe.

Il nest pas à notre connaissance que ces machines, parfaitement éta-blies , dailleurs, par M. Gaveaux, qui fait de la fabrication des presses engénéral une spécialité toute particulière, aient eu un grand succès pratique.

Le brevet de MM. Gauthier frères, qui nétait pris que pour cinq ans,date du 6 mai 1836, et celui de M. Gaveaux, du 19 novembre de la mêmeannée.

Beaucoup dinventeurs et de fabricants ont cherché à faire suivre au pa-pier une marche plus simple ou plus sûre pour la retiration : tel est M. Jolyqui prenait un brevet de cinq ans, le 24 mai 1837 (6), pour cet objet,mais on est toujours revenu à lancienne méthode, qui présente, en effet;une grande simplicité.

Tels sont les perfectionnements, changements de dispositions, inven-tions ou découvertes que possède le domaine public. Beaucoup dautresauteurs ont traité le meme sujet, mais le but de leurs recherches ayantplus particulièrement rapport aux petites presses à bras ou en général auxpresses à plateaux, dont on fait toujours un grand usage, nous ne les ci-terons que sommairement.

Parmi ces derniers on remarque :

) Brevets expirés, tome xxvm, page 270.

(2) Brevets expirés, tome xxvm, page 369.

(3) Brevets expirés, tome xlv, page 97.

(4) Brevets expirés, tome xlv, page 269.

(5) Lexpression de labeurs sentend pour les ouvrages dune grande étendue et tirés à un grandnombre dexemplaires; cest justement lopposée de celle dénommée ouvrages de ville .

(o) Brevets expirés, tome xlii, page 275.