PUBLICATION INDUSTRIELLE. 157
et d’une paire de roues d’angle qu’on fait tourner à la main avec la poignéeà quatre branches o.
On atteint la régularité désirable à l’aide de ces deux vis de rappel quiamènent l’axe L' au lieu voulu, ce dont on juge par quelques essais, enexaminant si la feuille imprimée fait bien le registre, et en augmen-tant ou en diminuant quelque peu l’espace jusqu’à ce que l’effet ait lieu,car il est facile de concevoir qu’en élevant ou en baissant le cylindre G',on rend l’impression du second côté de la feuille plus lente ou plus accé-lérée ; et comme les formes ont un mouvement uniforme, on parvientà obtenir ainsi une parfaite régularité de tirage.
De l’encrage des rouleaux et des formes. — Pendant la marche desfeuilles de papier autour des divers rouleaux d’impression et de registre,les marbres FF' contenant les types sont venus alternativement s’impré-gner d’encre avant de se présenter au foulage ; voici de quelle manière :aux deux extrémités de la machine sont placés les encriers M, composésd’une espèce d’auge ou de boîte longue dont le rouleau N, appelé rouleaud’encrier, forme le fond, et la plaque a' le couvercle. Ce dernier rouleaureçoit un mouvement de rotation plus ou moins rapide par une poulie p,à gorges de différents diamètres, qui elle-même est commandée par uneautre montée sur l’axe des cylindres presseurs; des tendeurs g g' dont onpeut varier la hauteur maintiennent la rigidité des cordes de communication.
Dans ce mouvement le rouleau N emporte une couche d’encre dontl’épaisseur est déterminée par des vis r qui font avancer à volonté la partieinférieure de l’encrier pour égaliser et modifier le passage de la matièrequ’il contient. C'est alors que le rouleau O, appelé rouleau preneur à causede son emploi, vient frotter sur le rouleau N et lui enlever l’encre qu’ilcontient pour la déposer sur la table P.
Ce mouvement alternatif est imprimé au rouleau par un excentriquecirculaire ( fig. 4 ) monté sur l’axe K, des cylindres de pression, et faisantosciller la cage ou la bascule s (fig. 6) dans laquelle il est retenu. Celle-ciest maintenue vers le milieu de sa longueur sur une patte à goujon t (fig. 6),boulonnée au bâtis C, et reçoit à sa partie inférieure l’extrémité de la tringlehorizontale u, qui relie son mouvement à l’axe du rouleau O. On voit eneffet que ce rouleau est mis en mouvement par le levier v, monté surl’axe x, qui lui-même le reçoit d’un autre y, engagé dans la chape z, formantle prolongement de la tringle horizontale d’excentrique. Cette combinaisonpermet au rouleau O de rester en contact avec le rouleau d’encrier et avecla table P, un petit espace de temps, pour s’imprégner d’encre sur toutson contour et s’en débarrasser presque immédiatement.
La table P, qui s’en est emparée au moyen de son mouvement rectiligne,alternatif, revient sur elle-même pour subir l’action des rouleaux obliquesou rouleaux broyeurs Q dont le nom indique bien l’emploi, et dont la posi-tion oblique fait bien comprendre l’efficacité. Ils sont mobiles dans leurspoupées fenêtrées c' qui leur laissent un espace libre pour leur ascension.