PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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tion, s’appuie contre un buttoir fixe, rapporté sur le support G. Il en ré-sulte que malgré le jeu laissé dans le coussinet i , ajusté sur la paroi ver-ticale de ce support, pour donner à la vis de rappel la liberté de s’écarterde la cannette à mesure qu’elle se forme, cette vis ne peut cependant pas,pour les premiers tours, s’en éloigner beaucoup, tant que le cône reste encontact avec le buttoir ; le galet de friction est donc forcé de s’appuyer, dèsles premières révolutions de la bobine, contre le fil qui s’y enroule, et parconséquent maintient celui-ci dans la bonne direction qu’il doit suivre,parce qu'il tourne sur lui-même aussitôt ; ce qui n’a pas lieu dans les autresmétiers où le galet, abandonné, pour ainsi dire, est trop libre avec la vis quile porte, et n’opère pas assez de pression pour pouvoir être entraîné dans larotation de la bobine, et par suite pour diriger ce fil convenablement, d’oùil résulte qu’il y a confusion, désordre dans l’enroulement, et le plus sou-vent rupture au dévidage.
Dès que le cône du galet a abandonné le buttoir fixe, ce qui a nécessaire-ment lieu après un certain nombre de révolutions ( puisqu’en tournant, ilest forcé de marcher sur la vis avec l’écrou qu’il entraîne dans sa rotation),la cannette augmente de diamètre ; le galet de friction, tout en restant ap-puyé sur le fil, tend à s’en éloigner, et il peut le faire d’autant plus aisémentque la vis de rappel qui lui sert d’axe a du jeu dans le coussinet i qui lasoutient (fig. 8). C’est ce qui explique maintenant comment la cannetteparait un peu moins forte vers l’embase, où est l’origine de sa formation,que vers le milieu.
Par la coupe verticale (fig. 9), on peut reconnaître que l’écrou e n’est pasfileté intérieurement pour engrener avec la vis de rappel ; il porte simple-ment une lame d’acier e! qui, à l’aide d’une petite poignée j, peut être faci-lement dégagée des filets de la vis, et permettre par conséquent de faireglisser cet écrou et le galet de friction, avec lequel il fait corps, sur la tigede cette vis, afin de les ramener promptement à leur position primitive,après qu’ils ont parcouru toute l’étendue nécessaire. Un ressort placé sousla poignée,;, tend toujours à maintenir la lame engagée dans les filets, lors-que le doigt n’appuie pas sur cette poignée. Avec une telle disposition, ona donc un embrayage et un débrayage facile, commode et rapide.
Comme c’est la course du galet de friction qui détermine la longueur dela cannette à faire, on conçoit qu’il faut la rendre variable, suivant la na-ture du fil qui s’enroule sur celle-ci. A cet effet, le constructeur a disposéla règle E à coulisse, pour permettre de régler cette course à volonté.Ainsi dans l’entaille ou mortaise allongée, pratiquée sur la longueur de cetterègle, il ajuste une platine ou bande métallique h (fig. 7), qui vient à fleuravec sa surface horizontale supérieure, et qui peut glissera droite ou àgauche ; on maintient cette platine en place au moyen d’une vis à oreillesque l’on serre au degré convenable. Or, au-dessus de cette règle se trouveune touche l, qui fait corps avec la bascule d’arrêt H, qui peut osciller au-tour de son axe p , et qui de plus est chargée d’un contre-poids. Tant que