PUBLICATION INDUSTRIELLE.
177
siste dans la disposition d’un certain nombre de plaques mobiles liées entre elles età charnière, de manière à former une chaîne sans fin , placée dans une positionlégèrement inclinée, et à laquelle on imprime deux mouvements : l’un, continu, enmontant le plan incliné ; l’autre , alternatif, perpendiculaire au premier. Ces pla-ques, assez épaisses, sont percées de trous, bouchées d’un côté par des tôles minces,et dont les dimensions en diamètre et en profondeur sont telles qu’une graine demême grosseur que le blé peut s’y loger complètement, tandis que les bons grainsne peuvent que s’y tenir debout. Il en résulte que si une trémie, chargée de blé,est placée au-dessus de la chaîne, de manière à verser constamment sur elle toutesles graines, graviers et autres, ceux-ci se logent dans ces trous, pendant que lesbons grains, constamment chassés, sont amenés à l’extrémité de la chaîne. Le triagese fait ainsi parfaitement, mieux même, nous ne craignons pas de le dire, qu’on nele ferait à la main. Une telle machine , à laquelle MM. Vachon viennent d’ajouterun émoteur et un cribleur, devient indispensable à la meunerie, au commerce et àl’agriculture. Nous la publierons très-prochainement avec détails, parce qu’elle estd’un très-grand intérêt et véritablement fort remarquable. L’appareil que les inven-teurs viennent d’envoyer à Paris fonctionne chez M. Cartier, rue Saint-Sabin ; il estcapable d’épurer trois hectolitres par heure, avec une force qui n’est pas plus d’unquart de cheval vapeur. MM. Vachon sont brevetés partout en France et à l’étrangerpour cet appareil.
NOUVELLES CORNUES A GAZ-LIGHT PAR M. CLAVIÈRE.
On construit à l’usine à gaz de la compagnie française à Paris une cornue, d’uneforme particulière, sous la direction de M. Clavière, l’inventeur. Cette cornue està triple compartiment, celui inférieur reçoit, comme à l’ordinaire , la houille àdistiller, et les deux autres déterminent la circulation du gaz, avant que celui-cis’écoule dans le tuyau de sortie. Ainsi, à mesure que les gaz se dégagent pendant ladistillation, ils s’élèvent dans l’un des deux compartiments supérieurs, qu’ils par-courent dans toute sa longueur, puis ils passent dans le compartiment voisin, qu’ilsparcourent deîmême, et s’échappent ensuite au-dessus pour se rendre dans les appa-reils d’épuration. Par cette disposition, qui semble bien rationnelle, on espèreobtenir, avec une quantité donnée de houille, une plus grande quantité de gaz-light.Nous en rendrons compte.
FABRICATION DE FARINE DE POMMES DE TERRE,
PAR M. PLUCHART.
Cet habile manufacturier vient de mettre en pratique un procédé fort simple etapplicable sur une grande échelle, pour extraire la farine de la pomme de terre. Ilcommence par laver celle-ci, au moyen de laveurs mécaniques, semblables à celuique nous avons publié (5° liv., vol. iv). De ce laveur, la pomme de terre est amenéedans un coupeur, qui n’est autre qu’un coupe-racines (1), et qui la débite en tran-ches minces de deux millimètres d’épaisseur environ. Ces dernières tombent dansun grand bac renfermant de l’eau saturée de chaux , afin de leur conserver touteleur blancheur, en enlevant la partie jaunâtre qui recouvre leur surface, dès qu’ellessont débitées. Après que ces tranches ont été suffisamment trempées daVis cette
(1) Voyez ne vol., lime livraison do ce Recueil.
V.
12