PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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eau saturée, on soutire celle-ci, et on la remplace immédiatement par de l’eau fraî-che, pour les laver de nouveau. Lorsqu’on a ainsi répété ce lavage plusieurs fois,on soumet ces tranches à un appareil de compression , composé de cylindres, ouautrement, pour en exprimer la plus grande quantité d’eau , avant de les exposer àune dessiccation complète. Cette dernière opération peut se faire, soit dans uneétuve, chauffée par un calorifère, soit avec un appareil à vapeur, disposé commecelui que l’on emploie dans les machines à papier continu; cet appareil enlève à lapomme de terre toute l’eau qu’elle pourrait encore contenir, et produit ainsi despetites galettes très-minces et très-sèches, que l’on peut aisément moudre ensuitepour en obtenir de fort belles farines. M. Pluchart s’est fait breveter pour ce pro-cédé de fabrication en grand.
M. Clerget, qui a aussi pris un brevet pour un nouveau mode d’extraire la farinede la pomme de terre, différent du précédent, vient de former, à Paris , une sociétépour l’exploitation de son système sur une vaste échelle.
APPAREIL A SÉCHER LES TISSUS, PAR M. POCHEZ.
Le séchage des toiles, tel qu’il a été fait jusqu’ici dans les blanchisseries, est uneopération fort longue, très-dispendieuse, et exige beaucoup de main-d’œuvre et degrands emplacements. M. Pochez fils, manufacturier à Wazemmes-Iez-Lille , ayantreconnu les divers inconvénients que présentent les systèmes en usage, s’est occupéde rechercher une disposition simple et commode, qui accélère le séchage , avecmoins de peine et de dépense. Son appareil consiste dans l’application d’un venti-lateur, destiné à envoyer un courant d’air chaud très-intense dans divers conduitsparallèles fort ingénieusement disposés, et dans lesquels passent les tissus à sécher.Les expériences faites sur un tel appareil, monté dans la blanchisserie de MM. Pochezet Comp e , ont prouvé que l’on peut sécher, en vingt minutes, 100 mètres de toiles,du poids de 50 kilog., en leur enlevant 15 ldlog. d’eau , avec un air chauffé à30 degrés, et le ventilateur marchant à une vitesse de 800 à 1,000 tours par minute;les toiles blanches conservent plus de fraîcheur et d’éclat que par les autres modesde séchage. Enfin, ce moyen de puissante aération peut aussi s’appliquer à oxigénerles pièces indigotées avec beaucoup plus de célérité ; son utilité s’étend aux fabri-cants de toiles peintes, aux imprimeurs sur étoffes , qui, outre l’avantage d’unprompt séchage, peuvent obtenir des fonds unis et chamois par l’oxide de fer, avecune grande régularité.
MACHINE A VAPEUR, A DOUBLE PISTON, PAR M. PALTR1NERI.
Dans cette machine, le cylindre à vapeur renferme deux pistons qui marchent ensens contraire l’un de l’autre; une seule boîte et un seul tiroir de distribution suf-fisent pour conduire la vapeur, tantôt au milieu du cylindre afin de tendre à écarterles pistons, et tantôt aux extrémités afin de les rapprocher. L’auteur a indiqué di-verses applications de ce système, soit pour les locomotives, soit, surtout, pour lesnavires à vapeur de grande puissance, et il est arrivé dans quelques-unes d’elles àavoir des dispositions fort simples , qui permettent de réduire les dimensions et,par suite, le poids des appareils.