PUBLICATION INDUSTRIELLE. 195
posé au refroidissement des pieds. En faisant échapper l’air refroidi également parlé bas de la pièce, près dés parois, on réalisera les conditions les plus favorablespoùr un bon chauffage par ventilation à Pair chaud. Mais ce mode d’introductionet de sortie de l’air n’est pas le meilleur pour réaliser, avec un volume d’air donné,la ventilation la plus efficace. En effet, Pair expiré tendant, au moment où il sortde la bouche, à s’élever en vertu de sa légèreté spécifique, il y a avantage à faireécouler Pair au dehors à la partie supérieure de la cellule. Tel paraît être le modele plus convenable de distribution à adopter pour la ventilation d’été.
« Relativement à la ration d’air à fournir par la ventilation aux détenus de la nou-velle Force, il est évident, de prime abord, qu’elle ne doit pas être trop restreinte,et qu’on ne peut même fixer Ce chiffre d’après les bases qui seraient à la rigueursuffisantes pour ventiler une enceinte qui ne devrait être habitée que pendant quel-ques heures ; il est difficile, en effet, de compenser suffisamment pour le détenu lesinconvénients de l’interdiction de respirer Pair libre dans les cours pendant quel-ques heures de la journée. D’avance il faut donc poser en principe :
1° Que la ventilation doit être placée en première ligne parmi les moyens hygié-niques à adopter pour l’assainissement des cellules de la nouvelle maison d’arrêt;
2° Que cette ventilation ne doit pas être trop restreinte, et que l’air fourni par laventilation doit être le plus pur possible ; ’
3" Que les moyens de vérifier les effets de la ventilation sont d’une haute impor-tance ; on doit donc tenir à ce que les dispositions générales des appareils soienttelles que cette vérification soit prompte et facile.
>< A la vérité, la ventilation par des foyers d’appel pourra revenir à un prix assezélevé pour la nouvelle prison (1) ; mais, plutôt que de la réduire d’une manière pré-judiciable aux détenus , il faudrait recourir à l’emploi de moyens mécaniques quipermettraient probablement de réaliser une économie dans les frais annuels. La ven-tilation par de l'air puisé au dehors et chauffé avant d’être versé dans la cellulepourrait donner lieu à quelques inconvénients lorsque la température extérieuresera très-basse, la ventilation étant d’ailleurs assez active; l’atmosphère échaufféede la pièce pourra être amenée à un trop grand degré de sécheresse (2). Il y auraitdonc des cas où il pourrait être utile de rendre l’air plus humide à son accès, effetfacile à produire. 11 suffira pour cela de diriger un peu de vapeur dans la gaîned’appel de l’air chaud ; cette circonstance serait surtout facile à réaliser dans le sys-tème de M. Grouvelle.
« Relativement à la température la plus convenable à adopter pour le prisonnierdans sa cellule, nous dirons que, sous nos latitudes, et pour n’éprouver aucunesensation de malaise attribuée au froid ou au chaud, il faut une température d’en-viron 15° centigrades.
« En résumé , les expériences qui précèdent, ont paru démontrer à la sous-com-mission qu’une ventilation inférieure à 10 mètres cubes par cellule et par heureserait insuffisante pour maintenir l’air à un état de pureté convenable, pourexpulser dans les circonstances les plus défavorables l’humidité provenant de la
(t) Un accroissement de im.c. d’air dans la ration horaire du prisonnier reviendrait, pour la tota-lité des cellules, à 676 fr. par an, le calcul étant tait sur les bases suivantes : la ventilation moitiémoindre la nuiL que le jour; la chaleur développée par le kilogramme de houille — 6,000 unités; lahouille à 5 fr. les 100 kilogrammes; la température de 30° dans la cheminée d’appel.
12) Si Pair extérieur est à — 5° et aux deux tiers saturé d’humidité pour celle température, sonétat hygrométrique, en prenant la température de 15o sans nouvelle addition d’humidité, ne sera plusque d’un quart pour cette dernière température.