PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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transpiration, et pour s’opposer surtout à la diffusion d’odeurs désagréables émanantdu siège destiné à recevoir les déjections du prisonnier. Avec une ventilation de 10mètres cubes d’air par cellule et par heure, même lorsque l’écoulement de l’air viciéa lieu par le bas, les principaux inconvénients disparaissent. En conséquence, nouscroyons pouvoir admettre ce chiffre comme convenable, et nous pensons même qu’ildoit être considéré comme une limite inférieure dans les conditions où le prisonnierdoit être placé. Il faut remarquer que l’expérience n’a pas été faite dans les circon-stances les plus désavantageuses , savoir : pendant l’été et à une température supé-rieure à 20°, condition qui doit rendre la transpiration plus active, et favoriser ledéveloppement d’émanations nuisibles dues à la fermentation des produits de lasueur ; mais, sur ce point, les expériences faites par deux d’entre nous, et séparé-ment , dans les salles d’écoles primaires, ont démontré qu’avec 6 mètres cubes d’airpar individu et par heure, on fait disparaître toute odeur due aux causes que nousvenons de signaler, et au défaut de propreté des vêtements. En doublant donc, pourun homme fait, le chiffre précédent, qui s’applique à des enfants de dix ans, et enportant la ration d’air au plus à 12 mètres cubes, on pourra répondre d’avance quela ventilation sera efficace, sans dépasser cette nouvelle limite.
« Au surplus, la commission émet le vœu que le constructeur chargé de l’établisse-ment des appareils de ventilation et de chauffage puisse donner à ceux-ci des dimen-sions et une puissance qui permettent une certaine latitude pour faire varier leseffets à produire, afin de fixer au besoin sur les lieux, par des expériences nouvelleset encore plus concluantes, la ration d’air du prisonnier et la température la plusfavorable.
CONCLUSIONS.
« La sous-commission propose d’arrêter :
« 1° Que la ventilation doit être considérée comme le principal moyen d’assainis-sement ;
« 2° Que le chiffre doit en être porté à 10 mètres cubes au moins par heure et parprisonnier ;
« 3° Que la température des cellules doit être maintenue à 15° centigrades aumoins.
<> Signé : Péclet, Andral, Dumas, Boussingault,F. Le Blanc. »