200
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
et déclaré qu’elle persévérait dans l’avis déjà donné par elle en faveur dessièges fixés et des tuyaux de descente.
M. Darié ayant alors demandé, au nom de M. le préfet, que la commis-sion donnât son avis sur les sommes demandées par M. Grouvelle pour lechauffage et la ventilation journalière et sa dépense annuelle d’entretien,la commission renvoya cet avis à donner à sa sous-commission, qui le for-mula et le motiva dans la lettre suivante adressée à M. Arago, présidentde la commission spéciale.
A M. ARAGO,
PRÉSIDENT DE LA COMMISSION DE CHAUFFAGE DE LA NOUVELLE FORCE.
« Monsieur le président,
« Dans la séance du 28 janvier dernier, la commission a décidé que la sous-com-mission composée de MM. Dumas, Boussingault, Le Blanc et Péclet, serait chargéede donner son avis sur les sommes demandées par M. Grouvelle pour le chauffageet la ventilation de la nouvelle Force, et pour l’entretien des appareils.
« Nous avons l’honneur de vous soumettre le résultat de notre examen.
« M. Grouvelle demande : 1° une somme journalière de 36 fr. pour maintenir les1,200 cellules et la totalité des pièces chauffées à une température de 15°, pendantles sept mois de chauffage ; dans cette somme se trouve compris le salaire d’unchauffeur et d’un aide;
« 2° Une sommejournalière de 26 fr. pour une ventilation de 15,000 mètres cubesd’air par heure, jour et nuit, et pendant toute l’année ;
« 3° Une somme annuelle de 2,000 fr. pour les frais d’entretien et de réparationdes appareils ; moyennant cette somme, M. Grouvelle s’engage à rendre les appa-reils en bon état à la fin du marché, qui est fixé à douze années.
Dépense de chauffage.
« Nous avons cherché à nous en rendre compte par deux moyens différents;d’abord en calculant la quantité de chaleur transmise par les vitres et les murailles,en supposant la température intérieure à 15°, et la température extérieure égale àla température moyenne des sept mois de chauffage, qui est à Paris de 7°; ensuiteen comparant le chiffre demandé par M. Grouvelle à ceux qui ont été alloués pourle chauffage de deux palais, qui présentent à peu près la même étendue.
« Il résulte d’expériences directes faites par l’un de nous, que des muraillesde 0 m 80 d’épaisseur, pour une différence de température de 8°, laissent passer, parheure et par mètre carré, 7,50 unités de chaleur : qu’un mètre carré de vitres dansles mêmes circonstances en laisse passer 51,2. Nous ajouterons que la chaleur dé-veloppée par la respiration d’un homme et non employée à faire de la vapeur d’eau,est de 40 unités par heure ; que 10 mètres cubes d’air de ventilation, pour êtreportés de 7° à 15°, exigent 27 unités de chaleur ; et qu’un kilogramme de houilleproduit par sa combustion 7,000 unités de chaleur, mais n’eu transmet aux appa-reils à vapeur que 4,000 ; d’après cela, nous aurons pour la perte totale de chaleurd’une cellule :