PUBLICATION INDUSTRIELLE. 201
« Perte par les murailles, 5 mètres, 60 à 7,50. 42 unités.
« perte par les vitres,. .. 0 mètres, 40 à 51,20. 21
« Perte par la ventilation. 27
« Total. 90 unités.
« A déduire la chaleur produite par la respiration. 40
« Reste... 50 unités.
« Pour les 1,200 cellules, 60,000 unités.
« Houille nécessaire, 60,000 : 4,000 = 15 kilog.
« Houille consommée en 24 heures. 360 kilogr.
« Pertes de chaleur par les corridors et les surfaces des bâtimentsde l’administration :
« 5,000 mètres carrés de murailles, à 7,50 . 37,500
« 300 mètres carrés de vitrage, à 51,20 . 15,360
« Total. 52,860
« Houille correspondante,
« Pour douze heures de chauffage effectif, et quatre heures pour lespertes de nuit, en tout seize heures. 212
« Total. 572 kilogr.
« Ainsi, d’après ce calcul, la dépense de combustible pour le chauffage de latotalité des bâtiments s’élèverait à 572 kilog., qui, à 5 fr. les 100 kilog., font lasomme de 28 fr. 60 c.
« En ajoutant à cette somme le salaire de deux chauffeurs, qui est au moins de6 fr., la dépense calculée s’élèverait à 34 fr. 60 c., somme bien rapprochée decelle que demande M. Grouvelle. D’ailleurs il y a des causes de pertes dont nousn’avons pas tenu compte ; les plus importantes sont la chaleur perdue par les com-bles, et l’excès de chaleur perdue, dans les temps humides, par les murailles. A lavérité, une partie de la chaleur de la fumée sera employée pour la ventilation, maisnous en tiendrons compte en parlant de la ventilation.
« Enfin, nous avons comparé la dépense demandée pour le chauffage de la nou-velle Force à celle qui a été accordée à M. Léon Duvoir pour le chauffage du palaisdu quai d’Orsay et celui de la chambre des pairs . Ces trois bâtiments ont à peu prèsles mêmes dimensions, 50 à 60,000 mètres cubes; et, pour les deux derniers, lasomme allouée pour le chauffage est de 30 fr. par jour. Mais il existe entre la Forceet ces palais, sous le rapport du chauffage, des différences qui nous paraissent jus-tifier l’accroissement de dépense de 1/6 demandé pour le premier bâtiment.
« Dans les deux palais, la température promise par l’entrepreneur n’est main-tenue que pendant huit à dix heures , tandis qu’à la Force les mêmes circonstancesne pourront exister que pour les bâtiments de l’administration , et le chauffageeffectif devra subsister assez longtemps pour que la température des cellules soitmaintenue à 15°, depuis le lever jusqu’au coucher des détenus, et de manière quel’abaissement de température pendant la nuit ne dépasse pas un petit nombre dedegrés. En outre, il y a dans les cellules une puissante ventilation de jour et denuit qui absorbe beaucoup de chaleur, circonstance qui n’existe pas dans les autresétablissements.