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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
« Les fonds nécessaires à l’exécution des travaux seront prélevés sur le crédit de293,000 fr. alloué au budget de 1841 pour le même objet. »
Ce projet, ainsi adopté par le conseil général, et approuvé par M. lepréfet de la Seine, a été de nouveau renvoyé avec un projet de M. LéonDuvoir, nouvellement modifié, à l’examen du conseil des bâtiments civils,qui, après des études approfondies, et sur le rapport d’une commission detrois membres, après des explications demandées verbalement aux deuxconcurrents, dans le sein de la commission et du conseil, a conclu à l’adop-tion du projet de M. Grouvelle, en indiquant quelques dispositions plutôtà compléter qu’à modifier. Ce projet a reçu l’approbation de M. le ministrede l’intérieur sous la date du 14 mai 1845.
Le procédé de chauffage à circulation d’eau par la vapeur, employédéjà dans les teintureries, blanchisseries, etc., et pour l’application du-quel au chauffage des édifices publics et particuliers M. Grouvelle a prisun brevet de 15 ans (sans garantie du gouvernement), a été déjà employépar lui au chauffage des ateliers et bureaux de M. Frère, fabricant de pâtespectorales de Régnault, à Paris , où il a donné les résultats les plus com-plets et les plus avantageux : régularité et égalité de chauffage ; possibilitéde le modérer à volonté, lenteur de refroidissement du chauffage à l’eauchaude, avec la facilité et la rapidité de distribution et d’élévation de tem-pérature de la vapeur.
L’eau, contenue dans des piédestaux ou tuyaux fermés, est chauffée etrefroidie pendant tout l’hiver, sans que l’on ait besoin de la renouveler oud’en rétablir une partie, ce qui donne une grande puissance de chauf-fage, avec des appareils où cette eau est portée à 115 ou 120°, sans réduc-tion, à quelque distance qu’ils soient placés du générateur.
Telles sont les conditions que présente ce procédé, et qu’aucun autrejusqu’à ce jour n’a réalisées.
Ce sont les qualités du chauffage à eau chaude, réunies à celle duchauffage à vapeur, sans aucun de leurs défauts.
Ces dispositions sont très-avantageuses pour des hôpitaux, où les corpsde salle ont besoin d’être liés par un service central, et cependant isolésles uns des autres; pour des bibliothèques publiques, pour des collègesoù chaque classe a ainsi son vase chauffé rempli d’eau, dont on élève latempérature suivant les besoins de la saison, et qu’au moment rigoureu-sement calculé , on isole, au moyen du robinet, de la source de la chaleurpour le laisser refroidir lentement pendant plusieurs heures, et qui en étésont enlevés en desserrant trois ou quatre boulons, etc., etc.