PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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DESCRIPTION
DES PROCÉDÉS ET APPAREILS DE VENTILATION
ADOPTÉS POUR LA NOUVELLE FORCE (I),
PLANCHE 15.
La nouvelle maison d’arrêt que l’on construit aujourd’hui, pour rem-placer la Force , consiste : 1° en un bâtiment d’administration et de servicegénéraux sur le devant; 2° une rotonde centrale de distribution et de sur-veillance ; 3° six ailes de cellules rayonnant toutes sur cette rotonde.
Chaque aile a trois étages, avec un corridor au centre et deux centscellules ; la prison entière compte donc douze cents cellules. C’est le plusgrand établissement de ce genre qui existe dans le monde entier.
Chauffer ces douze cents cellules indépendamment l’une de l’autre parun seul appareil central, rayonnant comme la forme de la prison l’exige,et les ventiler dans les mêmes conditions d’indépendance et en même tempsd'unité, était un problème difficile, mais indispensable à résoudre poursatisfaire à toutes les conditions d’un bon service.
Insuffisants pour remplir un tel but, les anciens procédés de chauffagedurent être abandonnés pour l’adoption du nouveau système de M. Grou-velle, dont les procédés auront certainement d’importantes applicationsdans les grands édifices.
Ils consistent à combiner le chauffage à vapeur avec le chauffage à eauchaude pour utiliser les qualités spéciales de chacun de ces procédés, cor-riger leurs défauts et opérer en même temps une puissante ventilationdans les cellules.
Voici les dispositions générales de ces appareils :
A chacun des trois étages de chaque aile, dans un coffre en pigeon-nage , placé sous la galerie de service des cellules , est établie une circu-lation complète, entièrement isolée des autres et consistant en une suitede tuyaux de fonte d, remplis d’eau et qui partent d’un grand récipient b ,ou chauffeur métallique, pour courir jusqu’au bout de la galerie C devantune rangée de cellules, et revenir devant l’autre rangée, par conséquent,de l’autre côté du corridor pour s’embrancher au bas du même récipientchauffeur. Ces tuyaux d forment ainsi un cercle ou circuit continu avec lerécipient b, qui est positivement l’appareil chauffeur de la circulation ; seu-lement, au lieu d’être chauffé par un feu direct, il est chauffé par un jetde vapeur développé dans un générateur central a commun à toute la prison
(I) Nous sommes redevable à M. Grouvelle du rapport très-complet qui précède, cl de notes etrenseignements très intéressants sur les appareils et procédés de chauffage adoptés pour la nouvelleForce. Nous nous faisons un devoir de lui en adresser nos sincères remerciements.