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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Cette chaudière est composée d’une grande coupole en cuivre A, de4 millimètres d’épaisseur, et d’un double fond B, également en cuivre unpeu plus épais , dans lequel on fait circuler la vapeur ; quelques construc-teurs, par économie, font ces pièces en fonte. Ces fonds sont générale-ment peu cintrés, comme l’indique la coupe, fig. 3; mais la coupole l’estbeaucoup plus ; les bords doivent être le plus épais possible, comparative-ment à tout le reste de la surface, non-seulement parce qu’ils sont percésde trous pour le passage des boulons qui servent à les réunir, mais encoreparce que les feuilles de cuivre étant coudées d’une manière très-sensible,fatiguent considérablement dans ces parties , par les effets de dilatation etde contraction continuels, qui ont lieu pendant le travail et le repos del’appareil. Aussi, malgré la plus forte épaisseur de ces bords, c’est presquetoujours par eux que les chaudières de cuite périssent et demandent à êtreremplacées ; on ne saurait donc trop apporter de soin dans la constructionpour que cet assemblage soit le plus parfait et le plus solide possible. Ondoit, pour bien maintenir les feuilles entre elles, les relier en dessus et endessous par des cercles en fer forgé, sur lesquels pressent les têtes des bou-lons et leurs écrous. Quatre petites colonnes de fonte D soutiennent toutle système, en l’élevant à la hauteur convenable au-dessus du sol de l’atelier.
Dcns l’intérieur de la chaudière est un grand serpentin, en cuivre c, outuyau contourné en spirale, dans lequel circule la vapeur produite dans ungénérateur, pour chauffer la masse de liquide qui se trouve au-dessus. Ceserpentin est tenu sur le fond intérieur par des traverses en cuivre a muniesde chapeaux qui maintiennent en même temps l’écartement des spires ; etcomme il ne pourrait pas être fait d’un seul morceau, les différents tubesqui le composent sont réunis par de petits manchons soudés b.
Il y a des appareils dans lesquels on chauffe simplement par la vapeur dudouble fond, et qui n’ont pas de serpentins ; il est évident qu’ils ne per-mettent pas alors d’opérer avec autant de célérité. Le serpentin présenteune grande surface de chauffe, et procure par suite non-seulement uneévaporation plus rapide, mais encore üne économie notable sur la dépensedu combustible. Il y a d’autres appareils, au contraire, où l’on supprime ledouble fond, et qui n’ont que le serpentin; il est évidemment préférabled’avoir les deux, qui deviennent indispensables lorsque les chaudières sontd’une grande capacité, lorsque surtout elles sont composées d’une partiecylindrique d’abord , puis surmontée de la coupole sphérique.
Avec les dimensions données à la chaudière représentée, dont le diamètreest de l m ,94 intérieurement, aux brides, la surface du fond intérieur estde 1 ™ï CO, tandis que celle du serpentin, qui n’a pas moins de 28 m ,50 dedéveloppement sur 0 m ,05 de diamètre, est de 4 œ( i 50, soit près de trois foisplus grande. Ainsi la surface de chauffe totale est de :
l in ,60 -f- 4”,50 = 6 m « 10
La vapeur arrive du générateur par le tuyau E, qui, à sa partie supé-