PUBLICATION INDUSTBIELLE.
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sont de bons modèles à suivre, parce que ce sont ceux qui se répandentencore le plus et qui demandent à être le plus connus. Nous tenions d’au-tant plus à donner le système suivi par M. Louvrier, que déjà nous avonspublié dans le 4 e volume de ce Recueil les appareils de MM. Degrand,Derosne et Cail (1), et qu’il ne nous a pas été permis alors d’entrer dansdes détails de construction sur ces appareils.
On peut voir, par la fîg. l re de la pl. 16, que nous avons représenté surun même plan vertical la chaudière de cuite, le vase de sûreté, le conden-seur et les pompes à air, afin de donner, à la seule inspection du dessin ,une idée exacte de tout l’appareil; il est évident que ces différentes partiesne sont pas toujours placées ainsi ; en exécution, elles dépendent entière-ment des localités, tantôt la chaudière se trouve dans une pièce, et lesautres accessoires sont dans une autre, tantôt elles se trouvent dans desplaces différentes, et môme à des hauteurs différentes, ce ne sont que destuyaux que l’on rallonge, que l’on bifurque à volonté, selon l’emplace-ment, selon les circonstances. On comprendra donc, nous l’espérons, lalicence que nous avons prise, en nous permettant de projeter sur le mêmeplan vertical et à la suite les unes des autres les diverses parties qui com-posent l’appareil entier (2).
La fig. 2 est un plan vu en dessus de la chaudière et de ses accessoires,placés nécessairement en projection avec les objets correspondants de lafig. l re .
La fig. 3 est une section verticale faite par l’axe de la chaudière, enramenant aussi dans le même plan les différents tuyaux ou robinets quipeuvent être apparents, afin d’éviter des raccourcis qui auraient été moinsintelligibles.
La fig. 4 est une projection horizontale du serpentin placé dans le fondde la chaudière.
Celle-ci, d’un diamètre de 2 mètres environ, n’est cependant pas con-struite sur les plus grandes dimensions. M. Louvrier et MM. Derosne etCail en établissent aujourd’hui sur des dimensions sensiblement plus consi-dérables. Depuis que dans les usines à cuivre on a su exécuter des planchesminces de 2 m ,50 à 3 mètres et plus de diamètre, sur 3 à 5 millimètresd’épaisseur, les constructeurs ont pu donner à leurs chaudières de grandescapacités, ce qui est regardé par les fabricants ou les raffineurs les plusrecommandables comme d’une véritable importance, parce qu’avec ungrand appareil on peut toujours satisfaire la fabrication dans les momentspressés, tout en ne dépensant pas proportionnellement plus de combus-tible lorsqu’on est obligé de faire moins et que la fabrication se ralentit.
(0 Nous aurions dû parler aussi, alors, en menlionnant les principaux systèmes à cuire dans levide, de celui proposé par MM. Pelletan et Delabarre, breveté en 1833, mais déchu deux annéesplus tard, et par suite public avec détails dans le vol. des Brevets expirés en 1836.
(2) Nous n’aurions peut* être pas fait la remarque précédente, si nous n’y avions été poussé parM. Louvrier fils, qui n’est pas de notre avis à ce sujet.
y.
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