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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
125 fr. — Comptant la campagne pour centquatorze jours de travail effectif, le coût
du charbon est de. 14,250 fr.
Il faut y ajouter le salaire des
chauffeurs, évalué à.. . 450 »
Et l’entretien et les répara-tions de tous les organes del’appareil, de ses chaudières àvapeur et de leur fourneau,évalués année commune à. 1,000 »
Ensemble.... 15,700 fr.
Ce débours, qui a lieu à chaque campa-gne, pendant quinze campagnes successives,représente à la fin de la quinzième, en cu-mulant les intérêts à 5 pour cent d’année en
année, un capital de. 338,850 fr.
Au bout de la quinzième cam-pagne, le débours primitif re-présente un capital de. 72,760 »
Ensemble.... 411,610 fr.
Dans l’hypothèse qui sert debase au présent calcul, l’appa-reil est hors de service au boutde quinze ans. Son propriétairele revend alors comme objet àdétruire; il en retire. 3,000 »
Il lui en a coûté par conséquent 408,610 fr.
pour évaporer et cuire, jour par jour, àl’aide d’un appareil Howard, 290 hectolitresde jus et les sirops d’égout, pendant quinzecampagnes de cent quatorze jours de tra-vail effectif, ce qui revient en somme à opé-rer sur un volume de 495,900 hectolitres.
Ce jus peut être plus ou moins aqueuxsuivant le sol, suivant les saisons, suivantla proportion d’eau qu’on peut y ajouter aurâpage. Si nous supposons qu’on ait pro-duit en moyenne 9 kilog. de sucre par hec-tolitre de jus, le poids de sucre produitdans quinze campagnes a été de 44,631quintaux métriques. Répartissanl entre cenombre de quintaux la somme de 408,610 f.,en ayant égard à la composition des intérêtsà raison de 5 pour cent l’an, on trouve queles frais afférents à l’évaporation ressortenten moyenne à 6 fr. 36 par 100 k. de sucre àchaque campagne, au fur et à mesure de laproduction. »
quatorze jours de travail effectif, à 7,042 fr.
Salaire du chauffeur. 225 »
Entretien et réparations. 700 »
7,966 (1)
Ce débours annuel, cumulé avec intérêtsà 5 pour cent pendant quinze campagnes,
représente un capital de. 172,470 fr.
Ajoutons-y le débours pri-mitif, accru de son intérêt cu-mulé. 56,754 »
229,224 fr.
et déduisons-en la valeur,comme objet à détruire, del’appareil, en le supposant horsd’usage après quinze ans de ser-vice. 3,000 »
Il reste.... 226,224 fr.
Cette somme représente ce qu’il en coû-terait au fabricant pour produire dansquinze campagnes 44,631 quintaux métri-ques de sucre. Par suite, les frais afférentsà l’évaporation ressortent en moyenne à3 fr. 52 pour 100 k. de sucre à chaque cam-pagne, au fur et à mesure de la production,en ayant égard à la composition des inté-rêts.
Nous avons vu qu’en travaillant par l’ap-pareil Howard, les frais analogues de l’é-vaporation ressortent à 6 fr. 36 par 100 k.de sucre produit. La différence en faveurde l’appareil Degrand est de 2 fr. 84. »
(1 ; La dépense d’un appareil Howard excé-dant de 7,707 fr. par campagne celle d’un appa-reil Degrand de même puissance évaporaloire,il en résulte qu’à la fin de la quatrième campagnela totalité du coût primitif de ce dernier est cou-verte par l’économie réalisée.