PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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est disposé pour recevoir à l’intérieur un piston cylindrique qui, au lieud’être à garniture comme ceux construits jusqu’ici, n’est autre qu’un four-reau de peu d’épaisseur tourné extérieurement, et portant vers sa base unsiège et deux clapets C, afin de livrer passage à l’air et à l’eau de condensation pendant sa marche descensionnelle. Ce piston est tout à fait ouvertpar le haut et porte simplement une traverse t, qui, à son centre, estassemblée avec sa tige T, mais qui peut recevoir son mouvement de diffé-rentes manières, suivant le système de machine ou de moteur adopté.
La partie supérieure E du corps de pompe forme stuffing-box autour dupiston pour ne pas livrer d’issue à l’eau ni d’entrée à l’air pendant lamarche de celui-ci. La garniture est comprimée par le couvercle l) quel’on peut enlever et remettre en place avec la plus grande facilité sansretirer le piston. M. Faivre a cherché à faire en sorte que l’air qui setrouve dans le condenseur se précipite dans la pompe immédiatement au-dessous du piston sans être obligé de traverser la couche d’eau inférieure,comme cela se présente dans les autres systèmes. Dès que les clapets com-mencent à s’ouvrir l’air trouve une sortie immédiate et s’échappe sans dif-ficulté, par conséquent, il en résulte un vide plus prompt et plus sensible.Pour remplir cette condition, il dispose deux clapets d’aspiration l'un au-dessus de l’autre : le clapet inférieur F, qui est le plus grand, sert spécia-lement à la sortie de l’eau du condenseur à la pompe, et le second clapet F',qui est au-dessus et plus petit, sert pour la sortie de l’air. De cette sorte,il est aisé de comprendre que les couches d’air qui se trouvent toujoursau-dessus de l’eau dans le condenseur ou dans les conduites H n’ont pasbesoin de traverser et de refouler l’eau de condensation pour être enle-vées par la pompe à air, elles arrivent directement au-dessous du piston,dès que le clapet s’ouvre, et l’issue au dehors se fait d’une manière beau-coup plus rapide, d’où il résulte que la pompe fonctionne mieux, avecplus de sensibilité et de régularité, ce qui est d’une grande importancepour les appareils à évaporer ou à cuire dans le vide.
M. Faivre a ajouté à cet appareil de condensation une enveloppe entôle K, c’est-à-dire que le condenseur L, comme la pompe à air, est en-tièrement renfermé dans cette espèce de réservoir plein d’eau; par consé-quent tous les joints sont nécessairement à l’abri des rentrées d’air, dispo-sition importante pour les appareils d’évaporation ou de cuite des fabriquesou des raffineries de sucre.
Nous devons ici faire observer que Watt et Bolton ont noyé aussi lesappareils de condensation (c’est-à-dire les pompes à air, condenseurs etrobinets d’injection) de leurs machines à vapeur.
M. Faivre dispose encore les parties qui mettent le condenseur en com-munication avec l’appareil évaporatoire, de manière à être égalemententourées d’eau. Ainsi on voit au-dessus du condenseur la grosse co-lonne M, qui forme cuvette à sa partie supérieure, afin de noyer la boîtedu clapet N, qui, lorsqu’il est ouvert, permet à la vapeur venant de