PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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l’appareil, dans l’intérieur de cette colonne, pour se mettre en contactavec les jets d’eau froide qui arrivent par le tuyau P, dont le robinet estégalement plongé dans la cuvette, afin d’être aussi entouré d’eau. Onconçoit alors que si les tuyaux et les vases qui doivent contenir l’eau oula vapeur ont été préalablement essayés à une certaine pression, pour êtresûr qu’ils ne peuvent laisser entrer d’air par leur épaisseur, ils n’en laisse-ront pas entrer non plus par leurs joints ni par leurs robinets, puisque tousceux-ci sont plongés dans l’eau. Le clapet ou registre N se manœuvre à lamain par la mannette Ji', qui est coudée en équerre pour se relier par ar-ticulation avec sa tige horizontale à laquelle on fait traverser une boîte àétoupes solidaire avec la boîte même du tiroir.
Lorsqu’on est obligé d’avoir des tuyaux de communication plus oumoins multipliés, l’auteur propose aussi d’entourer d’eau leurs joints et lesvis d’assemblage, comme l’indique la figure 3, en disposant l’un destuyaux de manière à former une cuvette ou bourrelet extérieur Q.
Ces dispositions présentent évidemment le double avantage, non-seule-ment d’éviter les rentrées d’air et d’obtenir le vide beaucoup plus parfait,mais encore de servir comme moyen de sûreté, puisqu’ils permettent des’assurer à chaque instant si les assemblages sont bien faits, sont en boaétat, si les robinets ou d’autres parties ne fuient pas, etc.
On voit par le dessin, fig. 1, que le tuyau P, qui amène l’eau froidedans le condenseur, vient directement au-dessus d’un cône V, qui, portépar un croisillon ou traverse en cuivre, solidaire avec le conduit X,* per-met de diviser l’eau de manière qu’elle forme une espèce de gerbe lors-qu’elle tombe dans le condenseur. Mais comme le robinet peut être plusou moins ouvert, et par conséquent comme la sortie d’eau par l’extrémitédu tuyau peut être plus ou moins considérable, M. Faivre a proposé, pourque celle-ci soit constamment divisée et tombe en pluie dans le conduit X,une tubulure mobile, dont une extrémité cylindrique pénètre dans l’inté-rieur du tube P, et dont la partie inférieure conique descend sur le cône V,pour augmenter ou diminuer le passage qui existe entre elle et celui-ci, cequi a lieu au moyen d’une fourchette montée sur un axe et que l’on ma-nœuvre de l’extérieur du condenseur par un levier. Il est évident qu’enbaissant ou en levant la tubulure conique on augmente ou on diminue lasection du passage et par conséquent on proportionne le filet d’eau quidoit s’écouler à l’ouverture même du robinet.
Pour permettre de nettoyer l’intérieur au besoin, l’auteur dispose unesoupape conique o ajustée sur un axe qui se prolonge en dehors, afin derecevoir une manette, au moyen de laquelle on peut l’ouvrir ou la fermerà volonté. Une tubulure recourbée r, que l’on ferme à l’extérieur par unsimple bouchon, sert à opérer la vidange quand la soupape est ouverte. Etenfin une glace ou verre épais v, placée au-dessus et retenue par une ron-delle à vis, permet de voir ce qui se passe à la condensation.