PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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pains, et pouvant peser 200 à 300 kilog. Nous devons le dire, le fabricanta été étonné comme nous des résultats obtenus (i). Cet appareil est repré-senté sur les fig. 4,5 et 6 de la planche 17. Il se compose de deux cylindresà vapeur A, placés de chaque côté d’un bâtis en fonte B, qui permet de lemonter partout où on le juge à propos (2), et dont les pistons communi-quent leur mouvement à un arbre unique C, par les manivelles I), quisont disposées à angles droits ou à très-peu près.
Sur cet arbre est un treuil cylindrique E, en fonte et à joues, sur lequelpasse une corde qui descend à la partie inférieure pour recevoir les painsou les caisses U, à élever. Or, la condition à remplir, pour effectuer cetteopération, consiste à monter chaque pain, lorsqu’ils sont du gros calibrede 75 à 80 kilog., à la hauteur voulue avec la plus grande vitesse possible,puis à le laisser redescendre d’une petite quantité, afin que les cordelettesqui le retiennent à la corde principale ne soient plus tendues et le laissentlibre, et enfin à arrêter un instant toute la marche, pour que l’ouvrierchargé de transporter ce pain puisse le prendre avec facilité.
La machine, disposée comme l’indique le dessin, remplit parfaitementcet objet; l’homme chargé de la diriger n’a qu’à agir à cet effet sur unemanette G, qui est placée à sa portée, elle opère avec une précision etune rapidité remarquables, et elle est assujétie sur un axe inférieur H, versles extrémités duquel sont ménagés des renflements pour recevoir lesleviers I, afin de changer à volonté la position de ceux-ci, et par suitedéterminer le changement de marche des tiroirs de distribution J (fig. 8)renfermés dans la boîte J'. Pour cela ces leviers sont assemblés par articu-lation aux queues des tirants d’excentriques K ; or, lorsqu’on les pousse àdroite ou à gauche, on engage les fourches de ces tirants avec l’un oul’autre des boutons b ( fig. 7 ) qui sont ajustés au bout du double levier L.Il en résulte que les tiroirs de distribution obéissent tantôt à l’un de ces
(1) Il y a quelques années, un ouvrier employé à la raffinerie de MM. Sommier, à la Villetle,imagina, pour le montage des pains de sucre, une espèce de chaîne sans fin, recevant sur son déve-loppement des espèces de cases métalliques pour soutenir ceux-ci ; ladite chaîne était mise en mou-vement par le moteur de l’usine. MM. Sommier l’appliquèrent, et plus tard en confièrent l’exécutionet les perfectionnements à M. E. Philippe, mécanicien à Paris , lequel y apporta de véritables amé-liorations , qui la rendirent tout à fait manufacturière, et la firent adopter par plusieurs usines,
Ce premier pas, tendant à remplacer avec avantage le travail de l’homme, ne résolut pas le pro-blème d’une manière complète, et voici pourquoi :
La disposition d’une chaîne sans fin, sujette à s’allonger, est d’un emploi difficile et coûteux, au-tant à cause des réparations qu’elle exige , que des chômages qui en sont la suite.
Le déchargement des pains de sucre qui s’effectue à la descente de ceux-ci oblige à un travailinutile dans le cas où, devant prendre ces pains au deuxième étage, par exemple, ils sont obligés,par le mouvement de la chaîne, de gravir les quatre étages, puis de redescendre au second, où onles enlève.
Elle n’est évidemment applicable qu’aux pains de légères dimensions, car comment arriver àmanier à bout de bras les gros pains, dont le poids est ordinairement de 75 à 80 kilog.
Les machines accouplées de M. Faivre n’ont aucun de ces inconvénients, et permettent de jouirde tous les avantages dus aux variétés du travail de l’homme et à la promptitude mécanique.
Dans quelques raffineries on fait usage de treuils, analogues aux monte-sacs des moulins à blés.
( 2 ) Chez M. Delessert, l’appareil est situé au quatrième étage, et repose sur le plancher même.