Band 
Tome cinquième.
Seite
226
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

226

pains, et pouvant peser 200 à 300 kilog. Nous devons le dire, le fabricanta été étonné comme nous des résultats obtenus (i). Cet appareil est repré-senté sur les fig. 4,5 et 6 de la planche 17. Il se compose de deux cylindresà vapeur A, placés de chaque côté dun bâtis en fonte B, qui permet de lemonter partout on le juge à propos (2), et dont les pistons communi-quent leur mouvement à un arbre unique C, par les manivelles I), quisont disposées à angles droits ou à très-peu près.

Sur cet arbre est un treuil cylindrique E, en fonte et à joues, sur lequelpasse une corde qui descend à la partie inférieure pour recevoir les painsou les caisses U, à élever. Or, la condition à remplir, pour effectuer cetteopération, consiste à monter chaque pain, lorsquils sont du gros calibrede 75 à 80 kilog., à la hauteur voulue avec la plus grande vitesse possible,puis à le laisser redescendre dune petite quantité, afin que les cordelettesqui le retiennent à la corde principale ne soient plus tendues et le laissentlibre, et enfin à arrêter un instant toute la marche, pour que louvrierchargé de transporter ce pain puisse le prendre avec facilité.

La machine, disposée comme lindique le dessin, remplit parfaitementcet objet; lhomme chargé de la diriger na quà agir à cet effet sur unemanette G, qui est placée à sa portée, elle opère avec une précision etune rapidité remarquables, et elle est assujétie sur un axe inférieur H, versles extrémités duquel sont ménagés des renflements pour recevoir lesleviers I, afin de changer à volonté la position de ceux-ci, et par suitedéterminer le changement de marche des tiroirs de distribution J (fig. 8)renfermés dans la boîte J'. Pour cela ces leviers sont assemblés par articu-lation aux queues des tirants dexcentriques K ; or, lorsquon les pousse àdroite ou à gauche, on engage les fourches de ces tirants avec lun oulautre des boutons b ( fig. 7 ) qui sont ajustés au bout du double levier L.Il en résulte que les tiroirs de distribution obéissent tantôt à lun de ces

(1) Il y a quelques années, un ouvrier employé à la raffinerie de MM. Sommier, à la Villetle,imagina, pour le montage des pains de sucre, une espèce de chaîne sans fin, recevant sur son déve-loppement des espèces de cases métalliques pour soutenir ceux-ci ; ladite chaîne était mise en mou-vement par le moteur de lusine. MM. Sommier lappliquèrent, et plus tard en confièrent lexécutionet les perfectionnements à M. E. Philippe, mécanicien à Paris , lequel y apporta de véritables amé-liorations , qui la rendirent tout à fait manufacturière, et la firent adopter par plusieurs usines,

Ce premier pas, tendant à remplacer avec avantage le travail de lhomme, ne résolut pas le pro-blème dune manière complète, et voici pourquoi :

La disposition dune chaîne sans fin, sujette à sallonger, est dun emploi difficile et coûteux, au-tant à cause des réparations quelle exige , que des chômages qui en sont la suite.

Le déchargement des pains de sucre qui seffectue à la descente de ceux-ci oblige à un travailinutile dans le cas, devant prendre ces pains au deuxième étage, par exemple, ils sont obligés,par le mouvement de la chaîne, de gravir les quatre étages, puis de redescendre au second, onles enlève.

Elle nest évidemment applicable quaux pains de légères dimensions, car comment arriver àmanier à bout de bras les gros pains, dont le poids est ordinairement de 75 à 80 kilog.

Les machines accouplées de M. Faivre nont aucun de ces inconvénients, et permettent de jouirde tous les avantages dus aux variétés du travail de lhomme et à la promptitude mécanique.

Dans quelques raffineries on fait usage de treuils, analogues aux monte-sacs des moulins à blés.

( 2 ) Chez M. Delessert, lappareil est situé au quatrième étage, et repose sur le plancher même.